Une faille de sécurité exploitée par les autorités
Apple a récemment corrigé une faille de sécurité critique qui permettait aux forces de l'ordre d'accéder au contenu de messages supprimés via l'application Signal. Cette vulnérabilité concernait des utilisateurs cherchant à échapper à la surveillance, souvent en utilisant des applications chiffrées comme Signal pour échanger des informations sensibles.
Des notifications push stockées pendant un mois
Le problème résidait dans le stockage prolongé des notifications push par Apple. Ces notifications affichaient des extraits de messages chiffrés, même après que ceux-ci aient été supprimés ou que l'application Signal ait été désinstallée du terminal. Selon 404 Media, cette pratique permettait aux autorités d'extraire forensiquement des copies de messages entrants, même après la suppression de l'application.
Un témoignage accablant lors d'une audience
L'agence 404 Media a révélé cette faille après avoir recueilli les témoignages de plusieurs personnes présentes lors d'une audience où le FBI a déclaré :
« Nous avons pu extraire forensiquement des copies de messages Signal entrants depuis un iPhone appartenant à un accusé, même après la suppression de l'application, car des copies du contenu étaient conservées dans la base de données des notifications push de l'appareil. »
Un contexte juridique controversé
Cette révélation intervient dans un cas judiciaire où les autorités ont inculpé des individus pour des activités présumées liées à « Antifa », après que le président Trump ait désigné ce terme comme une organisation terroriste. 404 Media souligne que c'est la première fois que des poursuites sont engagées sur cette base.
Réactions et conséquences
Les utilisateurs de Signal, souvent des militants ou des personnes cherchant à protéger leur vie privée, ont exprimé leur consternation face à cette faille. Bien qu'Apple ait corrigé le problème, cette affaire soulève des questions sur la sécurité des données et la protection de la vie privée sur les appareils iOS.