La NASA s’est fixé un objectif audacieux : réaliser jusqu’à 21 alunissages en seulement deux ans et demi. Pour y parvenir, l’agence spatiale américaine doit revoir en profondeur sa méthode d’acquisition des atterrisseurs lunaires et surmonter les dysfonctionnements qui ont entraîné l’échec de trois des quatre dernières missions d’alunissage américaines.
Cette ambition nécessite également une amélioration significative de la supervision de sa base industrielle et une gestion optimisée de sa chaîne d’approvisionnement, souvent pointée du doigt pour ses retards répétés dans la livraison des équipements.
Ces atterrisseurs, distincts du programme Human Landing System de la NASA (qui collabore avec SpaceX et Blue Origin pour développer des modules habités dans le cadre du programme Artemis), joueront un rôle clé dans la logistique lunaire. En parallèle des missions habitées, des dizaines d’atterrissages robotisés et de fret seront organisés pour acheminer des charges utiles. Ces opérations permettront d’explorer les sites potentiels d’une future base lunaire, de tester des technologies pour des véhicules plus imposants, d’évaluer des méthodes d’exploitation minière et d’utilisation des ressources, ainsi que de valider des systèmes capables de fonctionner pendant les deux semaines de nuit lunaire.