WASHINGTON — La chaîne américaine CBS a récemment censuré des extraits d’un entretien avec l’ancien président Donald Trump diffusé dans l’émission 60 Minutes. Cette décision fait suite à l’attentat survenu lors du dîner des correspondants de la Maison-Blanche le 27 avril, où un tireur a ouvert le feu dans la salle de bal du Washington Hilton.
Selon des sources internes, les propos tenus par Trump lors de l’interview, jugés « dérangeants » et « inappropriés » dans le contexte post-attentat, ont été supprimés avant la diffusion du reportage. La chaîne n’a pas communiqué officiellement sur les raisons exactes de cette censure, mais des proches de l’équipe éditoriale ont confirmé à Variety que certains passages avaient été « édités pour éviter toute controverse supplémentaire ».
L’entretien, réalisé peu après l’incident, abordait notamment la sécurité des personnalités politiques et les tensions sociales aux États-Unis. Plusieurs médias ont rapporté que Trump aurait tenu des propos particulièrement virulents, qualifiant notamment les médias de « ennemis du peuple » et critiquant vivement les mesures de contrôle des armes à feu.
Cette décision de CBS soulève des questions sur la liberté éditoriale et l’équilibre entre l’information brute et la responsabilité médiatique. Certains observateurs y voient une tentative de modération pour éviter d’alimenter les divisions politiques, tandis que d’autres dénoncent une censure préventive.
Interrogée par CNN, une porte-parole de CBS a déclaré : « Nous avons pour politique de respecter les normes journalistiques les plus strictes, surtout dans un contexte aussi sensible. »
Cette affaire intervient alors que les États-Unis restent profondément divisés sur les questions de sécurité et de liberté d’expression. Les réseaux sociaux s’embrasent déjà, certains soutenant la décision de CBS, d’autres la critiquant fermement.
Reste à savoir si d’autres médias suivront cet exemple ou si cette censure restera un cas isolé.