Jimmy Kimmel a transformé les attaques de Donald Trump en une occasion de rire, tout en appelant à une forme de trêve entre les deux hommes. Dans son dernier monologue pour Jimmy Kimmel Live!, il a répondu aux propos du président, qui exigeait son licenciement d’ABC, en proposant une solution aussi inattendue qu’humouristique.
« Ce matin, en me réveillant, j’ai découvert que ma femme me filmait avec son téléphone », a lancé Kimmel en introduction. « Il s’avère qu’elle voulait simplement me montrer que le président m’avait encore mentionné aujourd’hui. »
Les images de Kimmel découvrant la déclaration de Trump ont été diffusées à l’antenne, où il a répliqué avec ironie : « Je n’ai même jamais été licencié une fois. Comment puis-je être licencié à nouveau ? »
Kimmel a ensuite lu à haute voix le message de Trump adressé à ABC, dans lequel le président qualifiait l’animateur de « sérieusement peu drôle » et de responsable d’une « émission parmi les moins bien notées de l’histoire de la télévision ». Une critique que Kimmel a retournée contre son auteur :
« Si présider l’une des émissions les moins bien notées de l’histoire est une raison suffisante pour être licencié, alors nous devrions être tous les deux sans emploi, car vous ne vous en sortez pas très bien non plus. »
Trump avait également appelé Newsmax dans l’après-midi pour le traiter de « moins que rien » et exiger à nouveau son renvoi. Une réaction que Kimmel a qualifiée de disproportionnée : « On croirait que j’ai posté une photo de coquillages ou quelque chose du genre. »
Le présentateur a ensuite tourné en dérision l’obsession de Trump pour sa personne, alors que le pays est engagé dans plusieurs conflits internationaux. « Imaginez si Franklin D. Roosevelt avait profité de l’antenne pendant la bataille des Ardennes pour se plaindre d’une bande dessinée qu’il n’aimait pas », a-t-il ironisé. « Trump a trois guerres en cours : contre les Iraniens, les Ukrainiens… et les humoristes. »
Kimmel a salué les républicains qui ont défendu la liberté d’expression malgré ses critiques à leur égard, citant notamment Ted Cruz, Rand Paul et James Comer. « Aucun d’eux n’a tenté de me faire licencier pour mes blagues », a-t-il souligné.
Face à l’escalade des tensions, Kimmel a proposé une solution diplomatique : « Je crains que ce conflit ne s’aggrave. Il pourrait même imposer un blocus sur Hollywood Boulevard. Personne ne pourrait plus y entrer. »
Il a ensuite suggéré à Trump d’envoyer une délégation pour négocier une trêve, voire d’y envoyer le vice-président JD Vance, en raison de son rôle dans les négociations avec l’Iran. « Nous n’avons pas besoin de nous rencontrer en personne. Je sais que vous êtes occupé. Envoyez une délégation. »
Pour illustrer ses propos, Kimmel a imaginé des lieux de rencontre improbables : « Un endroit neutre, comme le Pakistan… ou Van Nuys. Ou alors le Buffalo Wild Wings du coin. » Une proposition qui a achevé son monologue sur une note à la fois drôle et provocatrice.