La posture de l’administration Trump concernant la réouverture du détroit d’Ormuz devient de plus en plus confuse. Ce week-end, la Maison-Blanche affirmait avec force que l’Opération Fury Épique était terminée et qu’un nouveau projet, Projet Liberté, était lancé pour rouvrir le détroit. Une manœuvre transparente visant à contourner le délai de soixante jours imposé par le Congrès pour autoriser un conflit militaire.

Pourtant, hier, la Maison-Blanche a fait marche arrière : Donald Trump a annoncé sur Truth Social que le Projet Liberté serait « temporairement suspendu » afin d’explorer une éventuelle entente avec l’Iran. Une volte-face qui laisse planer le doute sur la stratégie américaine.

Pendant ce temps, les élections locales aux États-Unis confirment une tendance favorable aux démocrates. Lors d’une élection partielle pour un siège vacant au Sénat de l’État du Michigan, dans la région de Saginaw et Bay City, le candidat démocrate Chedrick Greene, pompier et vétéran du corps des Marines, a remporté une victoire écrasante avec vingt points d’avance. Un résultat bien supérieur aux marges enregistrées en 2022 et 2024, où les démocrates avaient frôlé la défaite. Cette performance renforce les espoirs du parti pour les prochaines élections de novembre.

De son côté, Donald Trump exulte après des primaires républicaines en Indiana. Ses candidats soutenus ont renversé cinq sénateurs d’État républicains, opposés à son projet de redécoupage des circonscriptions électorales. Une sixième course reste indécise. Les candidats vainqueurs, tous pro-Trump, ont axé leur campagne sur leur loyauté envers le président, comme en témoigne une publicité où son nom était mentionné quatre fois en quinze secondes.

Trump a célébré ces victoires sur Truth Social, mais son enthousiasme pourrait encore croître s’il parvient à écarter le sénateur Bill Cassidy (R-Louisiane) lors de la primaire républicaine dans dix jours, puis à battre le représentant Thomas Massie (R-Kentucky) trois jours plus tard.

Alors que les démocrates et les partisans de Trump se réjouissent de ces résultats, la stratégie militaire américaine au Moyen-Orient reste floue, entre annonces contradictoires et suspensions temporaires. Une situation qui interroge sur la cohérence de la politique étrangère de l’administration.

Source : The Bulwark