Une restructuration controversée du FBI sous l’administration Trump suscite l’inquiétude. Selon des informations rapportées par NOTUS, une unité spéciale d’agents aurait été formée pour traquer des cibles politiques désignées par la Maison-Blanche. Officiellement, aucun groupe portant le nom de « payback squad » (escadron de représailles) n’existerait, mais des sources internes évoquent une équipe dédiée, détachée des structures traditionnelles du FBI.

Cette unité, liée au Director’s Advisory Team créé en 2025, aurait pour mission d’enquêter sur d’éventuels « abus de pouvoir » commis sous les précédentes administrations. Un responsable gouvernemental cité par NOTUS a confirmé que des dossiers similaires à celui de l’ancien directeur du FBI, James Comey – inculpé en avril pour un message Instagram interprété comme une menace envers Donald Trump –, seraient en cours d’élaboration.

Les agents de cette équipe, sélectionnés pour leur alignement avec les objectifs de l’administration, travaillent en rotation depuis un site non affilié aux bureaux régionaux du FBI. Selon un haut responsable de l’agence, cette unité serait « détachée » du bureau de Washington et compterait désormais des renforts en provenance de New York.

Cette restructuration s’inscrit dans une réorientation plus large du FBI, dont les priorités sont désormais dictées par les directives présidentielles. En 2024, plus de 6 000 agents ont été redéployés vers des missions liées à l’immigration, une décision qui a profondément modifié le rôle traditionnel de l’agence. D’autres agences fédérales, comme le Department of Homeland Security ou le Department of Defense, ont subi des restructurations similaires pour soutenir les objectifs de déportation massives de Trump.

Le Department of Justice a également drastiquement réduit ses poursuites dans des domaines comme le terrorisme, la criminalité financière ou le trafic de drogue, privilégiant les affaires d’immigration. En six mois, 23 000 dossiers criminels ont été clos, tandis que 32 000 nouvelles affaires d’immigration ont été engagées. Ces choix interrogent sur la réelle priorité affichée par Trump : la sécurité des Américains ou la poursuite de ses ennemis politiques.

Des arrestations massives de migrants non criminels, malgré les promesses de cibler uniquement les « pires éléments » (meurtriers, pédophiles, terroristes), révèlent une politique migratoire plus large, teintée de motivations partisanes. Les autorités fédérales semblent désormais servir les intérêts d’un camp plutôt que l’intérêt général.