Une révolution énergétique et technologique

Les centres de données pourraient bientôt s’inviter dans nos quartiers, non pas sous la forme de gigantesques entrepôts industriels, mais sous celle de petites installations intégrées aux nouvelles constructions résidentielles. En contrepartie, les propriétaires bénéficieraient d’une électricité subventionnée, d’un accès Internet haut débit et de batteries de secours.

Cette initiative, portée par la startup californienne SPAN, s’appuie sur un modèle de « centres de données distribués ». L’entreprise a déjà lancé des tests pilotes en vue d’un projet pilote de 100 foyers prévu pour cette année.

Des nœuds informatiques performants et discrets

Le système repose sur des milliers de nœuds XFRA, équipés de GPU Nvidia RTX Pro 6000 Blackwell Server Edition refroidis par liquide. Selon le communiqué de SPAN, ces unités fonctionnent avec un niveau sonore minimal, garantissant une intégration discrète dans les foyers.

L’objectif ? Exploiter la capacité électrique excédentaire des ménages américains pour répondre à la demande croissante en calcul informatique, notamment pour les charges de travail liées à l’intelligence artificielle. Une solution qui évite les coûts et les délais liés à la construction de mégacentres de données traditionnels.

Un triple avantage : énergie, coût et discrétion

« Les centres de données classiques sont bruyants, inesthétiques et font souvent grimper les factures d’électricité locales », explique Chris Lander, vice-président de XFRA chez SPAN. « Notre approche est silencieuse, discrète et rend l’énergie plus abordable pour les hôtes et la communauté. »

Un modèle économique gagnant-gagnant

Pour les propriétaires, l’attrait est double : réduire leurs coûts énergétiques tout en contribuant à une infrastructure technologique partagée. Pour SPAN, l’enjeu est de taille : démocratiser l’accès au calcul haute performance sans alourdir la charge des réseaux électriques nationaux.

Si le projet pilote de 100 foyers se déroule avec succès, cette solution pourrait bien s’étendre à d’autres régions, transformant ainsi la manière dont nous produisons et consommons l’énergie numérique.