Le MV Hondius, navire de croisière sous le feu des projecteurs en raison d'une épidémie suspectée de hantavirus se transmettant d'une personne à l'autre, a quitté sa position et se dirige désormais vers les côtes espagnoles. Sous la demande expresse de Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), les autorités espagnoles ont accepté de lui accorder un accès au port de Tenerife, dans les îles Canaries. L'arrivée du navire est prévue pour ce dimanche.
Cette situation, inédite à ce jour, marque la première fois qu'un cas de transmission interhumaine du hantavirus est suspecté à bord d'un navire de croisière. Les autorités sanitaires soulignent que l'enquête pourrait s'étendre sur plusieurs semaines, voire plusieurs mois, en raison de la longue période d'incubation de ce virus. Les scientifiques devront déterminer comment le virus a pu pénétrer à bord : contamination directe entre passagers ou présence de rongeurs, vecteurs connus du hantavirus, ayant pu jouer un rôle dans la propagation.
Les équipes médicales et les autorités sanitaires locales collaborent étroitement avec l'OMS pour évaluer l'ampleur de l'épidémie et mettre en place les mesures de prévention nécessaires. Les passagers et l'équipage du navire font l'objet d'un suivi médical renforcé, tandis que des protocoles de désinfection sont activés pour limiter tout risque de contamination supplémentaire.
Le hantavirus, bien que rare, peut provoquer des symptômes graves, notamment des fièvres hémorragiques avec syndrome rénal ou des cardiopneumopathies. La transmission interhumaine, si elle est confirmée, soulève des questions sur la propagation rapide de ce pathogène dans un environnement confiné comme un navire de croisière.
« Cette situation rappelle l'importance de la vigilance sanitaire et de la réactivité des systèmes de santé face à des pathogènes émergents ou à des modes de transmission inhabituels. » — Porte-parole de l'OMS
Les autorités sanitaires appellent à la prudence et recommandent aux voyageurs de respecter scrupuleusement les mesures d'hygiène et de signaler tout symptôme évocateur dans les jours suivant un séjour en milieu confiné. Les résultats des analyses en cours permettront de mieux comprendre l'origine de cette épidémie et d'adapter les mesures de contrôle en conséquence.