L'Union européenne impose des changements à Google
La Commission européenne a conclu une enquête sur l'intégration de l'IA par Google dans le système Android. Selon elle, Android doit devenir plus ouvert, une conclusion prévisible. Google, de son côté, dénonce une « ingérence injustifiée ». Malgré les protestations du géant technologique, la Commission pourrait imposer des modifications dès cet été.
Le Digital Markets Act au cœur du débat
Cette décision s'inscrit dans le cadre du Digital Markets Act (DMA), une loi européenne visant à réguler les géants du numérique. Sept entreprises, dont Google, sont désignées comme « contrôleurs d'accès » et soumises à des obligations renforcées pour garantir une concurrence équitable. Google s'oppose depuis longtemps à ces réglementations, mais le DMA est en vigueur depuis plusieurs années, et la Commission européenne ne semble pas prête à revenir en arrière.
L'avantage indu de Gemini sur Android
Le cœur du problème réside dans l'avantage systémique accordé à Gemini, l'assistant IA de Google, sur les appareils Android. Dès l'activation d'un smartphone Android équipé des services Google, Gemini est préinstallé et bénéficie d'un traitement privilégié au niveau du système. La Commission européenne reproche à Google de limiter l'accès aux fonctionnalités clés aux seuls services tiers compatibles avec son IA.
Selon elle, trop d'expériences sur Android ne fonctionnent qu'avec Gemini, ce qui fausse la concurrence. En tant que « contrôleur d'accès », Google est tenu de corriger cette situation.
Prochaines étapes : une décision attendue pour l'été
La Commission européenne pourrait imposer des modifications dès cet été. Google, qui conteste déjà la légitimité de cette intervention, devra se conformer ou faire face à des sanctions. Cette affaire illustre les tensions croissantes entre les régulateurs européens et les géants de la tech, dans un contexte de lutte pour l'innovation et la souveraineté numérique.