Une conférence de presse improvisée
La conférence de presse organisée mardi par l'entraîneur des Patriots de la Nouvelle-Angleterre, Mike Vrabel, a pris tout le monde par surprise. Même les journalistes couvrant habituellement l'équipe n'avaient pas été informés de sa présence.
Comme l'a révélé Ben Volin du Boston Globe, le communiqué envoyé par les Patriots lundi à 16h35 n'indiquait pas que Vrabel prendrait la parole. Il mentionnait simplement que deux joueurs seraient disponibles à l'issue de leur entraînement mardi à midi.
Cette stratégie visait à éviter l'afflux de journalistes occasionnels, qui auraient pu tenter de questionner Vrabel après une déclaration de seulement deux minutes. Après son intervention, Vrabel s'est prêté à une séance de questions avec les journalistes présents.
Des questions strictement encadrées
Selon Volin, les journalistes ont reçu l'ordre de désactiver toutes les caméras, y compris celles des téléphones, et de ne poser que des questions liées au football.
Karen Guregian du Boston Herald a tenté de contourner cette consigne en interrogeant Vrabel sur la démission de Dianna Russini de The Athletic, suite à la publication de photos initialement qualifiées de "ridicules" par Vrabel avant qu'il ne présente des excuses plus sérieuses mardi. Le coach a refusé de répondre.
Nicole Young du Globe a pour sa part demandé à Vrabel s'il avait discuté de la situation avec Robert et Jonathan Kraft. Stacey James, vice-présidente des communications des Patriots, a rappelé que les questions devaient se limiter aux affaires sportives.
Une stratégie en réponse à une polémique
Cette approche, qualifiée par Volin de "raid surprise", intervient après qu'un article du New York Post a révélé des photos de Vrabel et Russini. Les Patriots auraient tenté d'empêcher leur publication dimanche soir.
Tom Curran de NBC Sports Boston a émis l'hypothèse que la fuite lundi matin vers Adam Schefter d'ESPN, évoquant un éventuel échange pour le receveur des Eagles A.J. Brown, visait à détourner l'attention des dernières révélations sur l'affaire Vrabel-Russini.
Une gestion de crise sous surveillance
Les premières réactions des Patriots face à cette polémique ont été jugées insuffisantes. Les photos publiées, combinées aux déclarations de Vrabel, Russini et The Athletic, ont laissé peu de place au doute.
La nouvelle stratégie semble avoir porté ses fruits : Vrabel a pu s'exprimer devant les journalistes accrédités, sans subir la pression d'une foule de reporters cherchant à l'interroger sur les photos et leurs conséquences.
La prochaine conférence de presse de Vrabel, prévue lors de la première soirée de la draft jeudi, suscite déjà des interrogations : les médias oseront-ils aborder le sujet ? Vrabel répondra-t-il ? Et les Patriots lui permettront-ils de le faire ?
Si la question lui est posée, Vrabel pourrait, comme l'un de ses prédécesseurs en Nouvelle-Angleterre, répondre :
"Cela a déjà été traité."