Nintendo a suivi l’exemple de Sony en augmentant le prix de son matériel, notamment celui du Switch 2, avec une hausse de 50 dollars sur l’ensemble des régions. Le président de l’entreprise, Shuntaro Furukawa, a présenté ses excuses aux consommateurs et promis de compenser cette hausse par le développement d’une gamme de jeux robuste.
Selon Nintendo Everything, Furukawa a reconnu les inconvénients et difficultés causés par cette augmentation, tout en expliquant qu’elle était nécessaire face à la montée des coûts de production. Il a précisé que la hausse de 50 dollars ne couvrait pas l’intégralité des coûts supplémentaires, suggérant que l’ajustement aurait pu être plus important.
« Nous présentons nos sincères excuses à nos clients pour les désagréments causés par cette hausse significative », a déclaré Furukawa. « Bien que nous souhaitions favoriser une adoption massive, il nous a été difficile de supporter durablement l’augmentation des coûts. Le nouveau prix ne reflète pas l’ensemble des hausses récentes. »
Le Switch 2 reste l’une des consoles les plus vendues sur le marché. Cependant, Nintendo anticipe une baisse des ventes en 2025 par rapport à 2024, en raison d’une demande « sans précédent » l’an dernier. Cette prévision s’inscrit dans un contexte où les consommateurs pourraient hésiter à investir davantage, comme l’a montré la hausse similaire du prix du PlayStation 5, qui a entraîné une chute de près de 50 % des ventes.
Avec l’essor de l’intelligence artificielle, qui monopolise les composants essentiels comme les mémoires et les GPU, les prix des appareils électroniques – smartphones, téléviseurs, PC et consoles – devraient continuer à augmenter. Les fabricants se tournent vers les centres de données dédiés à l’IA, réduisant l’offre disponible pour les autres secteurs.
La situation actuelle, souvent qualifiée de « bulle », ne semble pas près de s’atténuer. Même si elle éclatait, les principaux acteurs de l’IA continueraient de dominer le marché. Beaucoup de fabricants misent sur un éclatement de cette bulle et ne prévoient pas de construire de nouvelles usines, dont la construction prend des années et coûte des milliards. Résultat : nous subissons actuellement une pénurie, et la seule solution est d’anticiper ses besoins pour les mois à venir.
La situation ne peut qu’empirer.