Sam Bankman-Fried (SBF), actuellement incarcéré à la prison fédérale de Lompoc en Californie, relance une stratégie de soutien à Donald Trump, similaire à celle de Pam Bondi avant son renvoi par l'ancien président. Le fraudeur condamné, à la tête de l'effondrement de FTX, a rejoint le camp « Dow 50K » via son compte X géré par des intermédiaires.
Mercredi dernier, son compte proxy a annoncé que le S&P 500 avait atteint un nouveau record à 7 365 points, soit une hausse de 22,8 % depuis la seconde investiture de Trump. À titre de comparaison, sous la présidence de Joe Biden, l'indice n'a progressé que de 7 % à la même période. Le message, qui a cumulé plus d'1,5 million de vues, a également tagué @realDonaldTrump, comme la plupart des publications récentes de SBF.
S&P 500 a atteint un nouveau sommet : 7 365 points
+22,8 % depuis l'investiture de @realDonaldTrump
À comparer aux +7,0 % sous Biden.— SBF (@SBF_FTX) 7 mai 2026
Cette stratégie rappelle étrangement celle de Pam Bondi, ancienne procureure générale de Floride. Lors d'une audition au Congrès en février 2026, elle avait détourné l'attention des questions sur l'affaire Jeffrey Epstein pour vanter les performances des marchés : le Dow Jones au-dessus de 50 000 points, le S&P proche de 7 000, et les comptes retraite des Américains « en plein essor ». La vidéo, devenue virale, avait illustré son soutien désespéré à Trump avant son licenciement en avril.
Une tentative de plaider pour une grâce présidentielle ?
SBF purge une peine de 25 ans pour avoir détourné près de 8 milliards de dollars des clients de FTX. Malgré les multiples refus de Donald Trump d'envisager une grâce, le fondateur de l'ex-empire crypto persiste dans cette voie. Son compte X a multiplié les comparaisons entre les performances économiques sous Trump et Biden ces dernières semaines.
Le 27 avril, il avait déjà partagé un message similaire : le S&P 500 à 7 174 points, avec une progression de 19,6 % sous Trump contre 8,6 % sous Biden. Une rhétorique répétée, clairement orientée vers une demande de clémence.
Les parents de SBF, tous deux anciens professeurs de droit à Stanford, auraient tenté de plaider sa cause auprès d'entourage de Trump depuis l'année dernière. Le président a pourtant catégoriquement rejeté cette possibilité lors d'un entretien au New York Times en janvier, une position réitérée par un porte-parole de la Maison Blanche le mois suivant. Les élus des deux bords politiques ont également qualifié cette demande de « vouée à l'échec ».
Pourtant, rien n'y fait : depuis février, les publications de SBF depuis sa cellule convergent vers un seul message : tout va mieux sous Trump. Avec encore 18 ans de peine à purger, le fondateur de FTX mise sur cette stratégie pour tenter d'obtenir une libération anticipée.