Le président américain Donald Trump a brandi la menace d’une frappe nucléaire contre l’Iran si ce pays ne s’engageait pas dans un accord avec Washington. Lors d’une conférence de presse tenue jeudi devant la Maison-Blanche, un journaliste lui a demandé si le cessez-le-feu était toujours en vigueur, alors que des échanges de tirs récents avaient eu lieu dans le détroit d’Ormuz.
Les tensions entre les États-Unis et l’Iran se sont encore aggravées ces derniers jours. Selon des rapports, l’Iran aurait lancé des missiles, des drones et des attaques de petites embarcations contre trois navires de guerre américains. En représailles, les États-Unis ont bombardé un pétrolier iranien ainsi que des cibles dans les zones côtières de Bandar Khamir, Sirik et l’île de Qeshm.
Face aux questions sur la persistance du cessez-le-feu, Trump a répondu : « Ils nous ont provoqués aujourd’hui, nous les avons écrasés. Ils ont joué avec nous, je qualifie cela de provocation. Je vous laisserai savoir s’il n’y a plus de cessez-le-feu – vous n’aurez même pas besoin de le savoir. S’il n’y a pas de cessez-le-feu, vous verrez simplement une grande lueur émanant de l’Iran. Et ils feraient mieux de signer rapidement leur accord. »
Q : Après les frappes d’aujourd’hui, le cessez-le-feu avec l’Iran est-il toujours en place ?
TRUMP : Oui, il l’est. Ils nous ont provoqués aujourd’hui. Nous les avons écrasés. S’il n’y a pas de cessez-le-feu, vous verrez simplement une grande lueur émanant de l’Iran. Ils feraient mieux de signer un accord rapidement.
Trump a ensuite affirmé que les négociations de paix se déroulaient « très bien », tout en mettant en garde : « Ils devront comprendre que s’ils ne signent pas, ils subiront beaucoup de souffrance. Beaucoup de souffrance. Je peux vous dire qu’ils veulent signer. Ils veulent signer bien plus que moi. »
L’expression « une grande lueur » fait-elle référence à une frappe nucléaire ? Même si elle pourrait évoquer une campagne de bombardements massifs, les analystes soulignent que Trump n’a pas exclu l’option nucléaire. Fox News a rapporté que les États-Unis avaient ciblé vendredi plusieurs pétroliers iraniens vides, suggérant une stratégie de coercition pour mettre fin au blocus du détroit d’Ormuz imposé par Téhéran.
Pour l’instant, les déclarations de Trump n’ont pas permis de désamorcer la crise. L’économie mondiale continue de subir les conséquences de ces tensions, avec des prix du carburant toujours élevés. Une frappe nucléaire contre l’Iran aggraverait considérablement la situation, plongeant la région et le monde dans une crise sans précédent.