Le vice-président américain JD Vance a connu une humiliation publique vendredi 16 mai 2026 lors d’un discours mémoriel. Alors qu’il tentait de transformer un hommage aux policiers tombés en meeting politique, son allocution a été accueillie par un silence pesant.

Intervenant lors d’une cérémonie organisée par l’ordre fraternel des policiers devant le Capitole à Washington, Vance a évoqué la fin de la caution sans espèces sous l’administration Trump. « Et si notre gouvernement fédéral mettait les criminels violents derrière les barreaux au lieu de les libérer ? » a-t-il déclaré. Après une longue pause gênante, quelques applaudissements timides ont retenti dans la foule, illustrant l’embarras général.

Les forces de l’ordre et leurs familles présents sur place savent pertinemment qu’aucune étude sérieuse ne démontre une augmentation significative des crimes violents parmi les accusés libérés sous caution sans espèces. Certains observateurs suggèrent plutôt que le public n’a pas apprécié l’utilisation d’un moment de recueillement pour servir une tribune politique.

Vance a également attribué la baisse des crimes violents à l’action de Donald Trump, alors que les statistiques montrent une tendance nationale à la baisse bien avant l’arrivée du président à la Maison-Blanche. Les experts soulignent l’absence de lien direct entre les politiques de Trump et cette évolution.

Le vice-président a par ailleurs évoqué sans preuve « l’invasion de drogues et de migrants criminels » traversant les frontières, reprenant ainsi les thèses xénophobes qu’il défend régulièrement. Rappelons que les immigrants commettent moins de crimes que les citoyens américains nés dans le pays. Vance, connu pour ses déclarations racistes, avait déjà ciblé publiquement des enfants immigrants par le passé.

Cette prestation ratée confirme que JD Vance reste une figure controversée, loin d’incarner l’avenir politique espéré par Donald Trump pour 2028. Si cette performance est un indicateur, les démocrates pourraient bien reprendre la Maison-Blanche dans deux ans.