Un homme de 78 ans a vu son corps se couvrir de lésions noires et d’ulcères profonds en l’espace de six mois, plongeant les médecins dans l’incompréhension. Son visage était recouvert de croûtes sombres. Une lésion avait détruit sa paupière gauche, tandis qu’une autre avait percé un trou entre le palais et la cavité nasale.

Ce n’est qu’après son transfert à l’hôpital de la Yale School of Medicine, pour des soins spécialisés, que les médecins ont enfin identifié la cause de cette affliction terrifiante : une amibe libre, présente dans de nombreux environnements, y compris l’eau du robinet. Malheureusement, il était trop tard. Son cas a été rapporté dans la revue Emerging Infectious Diseases.

Une amibe rare et dévastatrice

L’amibe responsable de cette infection était Acanthamoeba, connue pour provoquer des infections graves. Bien que rare, cette pathologie peut devenir mortelle lorsque le système immunitaire est affaibli. Les patients les plus vulnérables sont ceux atteints du VIH/sida, de cancers ou de diabète, ainsi que les personnes sous traitement immunosuppresseur, comme les patients transplantés.

Or, l’homme de 78 ans ne présentait aucun de ces facteurs de risque.

Un diagnostic tardif et une issue fatale

Les symptômes, initialement mystérieux, ont évolué rapidement. Les lésions se sont étendues, provoquant des douleurs insupportables et une dégradation rapide de son état général. Malgré l’intervention médicale, l’infection a progressé de manière irréversible.

Les experts soulignent l’importance d’un diagnostic précoce pour les infections à Acanthamoeba, bien que cette pathologie reste exceptionnelle. Les cas graves, comme celui-ci, rappellent la nécessité de vigilance face aux pathogènes opportunistes, surtout chez les personnes immunodéprimées.