Un site sacré, marqué par une statue de Jésus Christ haute de 9 mètres, est désormais au cœur des tensions liées au projet de construction du mur frontalier porté par l’administration Trump. Le diocèse catholique de Las Cruces, dans le sud du Nouveau-Mexique, est poursuivi en justice pour tenter de s’emparer de 14 acres de terrain situé au pied du mont Cristo Rey.

Le Département de la Sécurité intérieure (DHS), dirigé par le secrétaire Markwayne Mullin, a engagé une procédure d’expropriation forcée (domaine éminent) contre l’Église, selon une plainte déposée la semaine dernière et révélée par Bloomberg. Les autorités proposent une indemnisation de 183 071 dollars pour ce terrain, situé dans le comté de Dona Ana.

Les responsables du diocèse ont réagi en soulignant l’importance spirituelle du lieu. Chaque année, lors de la fête du Christ-Roi, jusqu’à 40 000 pèlerins gravissent le mont Cristo Rey pour admirer la statue et participer à une messe au sommet. Dans leur réponse juridique, les avocats du diocèse invoquent le Premier Amendement (liberté de culte) et le Religious Freedom Restoration Act pour contester la saisie.

Une opposition locale croissante

Cette tentative de saisie s’inscrit dans un contexte de résistance accrue contre le projet de mur frontalier. Dans l’ouest du Texas, des propriétaires terriens ont déjà retardé ou empêché la construction de certaines sections du mur, notamment dans des parcs nationaux et étatiques. Pourtant, l’administration Trump semble déterminée à poursuivre ses plans, comme en témoignent les lettres envoyées aux propriétaires privés : celles-ci menacent d’expropriation forcée en cas de refus d’accès aux terrains.

Les représentants du DHS et du diocèse n’ont pas encore réagi aux demandes de commentaires formulées par Axios en début de semaine.

Source : Axios