Les propriétaires des Red Sox de Boston, également à la tête du Liverpool FC, appliquent une stratégie bien connue dans le football : licencier régulièrement les entraîneurs pour maintenir une pression constante. Pourtant, ils n’ont pas suivi cette logique avec Liverpool depuis le départ de Brendan Rodgers en 2015. Mais cette saison, ils ont rompu avec cette inertie en limogeant Alex Cora et plusieurs membres de son équipe technique, marquant ainsi le premier licenciement majeur de la saison 2026 en MLB.

Cette décision spectaculaire contraste avec la situation des deux équipes actuellement en pire position qu’eux : les Phillies de Philadelphie et les Mets de New York. Ces franchises, pourtant en grande difficulté, n’ont pas encore franchi le pas du changement d’entraîneur malgré des résultats catastrophiques.

Les Mets de New York : un désastre sportif et financier

Les problèmes des Mets sont patents. Malgré un budget record, l’équipe vient de subir une série de 12 défaites consécutives, suivie d’une humiliation face aux Rockies du Colorado. Avec la masse salariale la plus élevée de la ligue, le roster le plus âgé et les pires statistiques offensives (moins de points marqués et d’OPS), l’équipe accumule les contre-performances.

Pourtant, Carlos Mendoza conserve son poste. Une décision qui surprend, d’autant que le propriétaire Steve Cohen semble plus irrité par le fait que les Red Sox aient devancé son équipe dans cette purge que par les résultats désastreux de son club.

Les Phillies de Philadelphie : une reconstruction en échec

De leur côté, les Phillies, malgré des investissements massifs, peinent à décoller au classement. Leur situation rappelle celle des Mets : des attentes élevées, des dépenses importantes, mais des résultats en demi-teinte. Pourtant, aucun changement à la tête de l’équipe n’est envisagé pour l’instant.

Cette inertie pose question. Dans un sport où les performances immédiates sont cruciales, pourquoi certaines franchises hésitent-elles à prendre des décisions radicales, même face à l’échec ? La réponse pourrait résider dans des calculs à long terme ou une confiance excessive dans les talents acquis.

Une chose est sûre : la patience des supporters s’amenuise, et les propriétaires pourraient bientôt devoir choisir entre maintenir le statu quo ou opter pour des changements drastiques.

Source : Defector