Opus: Prism Peak, le nouveau titre de la série Opus développée par Sigono, s'inscrit dans la continuité des jeux contemplatifs de l'éditeur. Comme ses prédécesseurs, il explore des thèmes universels tels que l'existence, les émotions et la condition humaine. Mais cette fois, l'expérience se concentre sur un voyage introspectif, où chaque découverte et chaque interaction invitent à méditer sur notre propre parcours.

Le jeu impose un rythme contemplatif, exigeant des joueurs qu'ils prennent leur temps pour explorer, observer et tisser des liens avec les personnages et les esprits qui peuplent ce monde onirique. Bien que cette approche puisse sembler lente pour certains, elle s'avère profondément gratifiante pour ceux qui s'y investissent pleinement.

Un récit ancré dans la mémoire et l'absence

L'histoire débute avec Eugene, un homme d'une cinquantaine d'années, dont la vie a été marquée par des échecs et des pertes. Après avoir hérité de l'appareil photo de son grand-père, photographe passionné qui l'a élevé dans les montagnes, Eugene a tenté de réaliser ses rêves : travailler dans une entreprise de photographie en ville, ouvrir un café avec un ami, ou encore fonder une famille. Pourtant, rien ne s'est passé comme prévu. Son entreprise a fait faillite, son mariage a échoué, et son grand-père a mystérieusement disparu. Aujourd'hui, Eugene retourne dans sa région natale pour assister à des funérailles... alors que son grand-père est toujours porté disparu.

Son voyage prend un tournant inattendu lorsqu'un accident dans un tunnel le propulse dans un monde parallèle, à la fois familier et étrange. Comme dans Spirited Away, Eugene se retrouve dans un lieu où les souvenirs d'enfance resurgissent, mais où les humains ont disparu. Seul Ren, un enfant amnésique, partage son périple après avoir été attaqué par une entité surnaturelle appelée Shade.

Autour d'eux, des esprits animaux bienveillants apparaissent, prêts à les guider et à les aider. Même l'appareil photo qu'Eugene avait abandonné plus tôt refait surface, accompagné de guides de terrain. En photographiant certains éléments du paysage, le joueur peut retrouver des souvenirs perdus et mieux comprendre la situation dans laquelle se trouvent Eugene et Ren.

Une expérience hybride entre exploration et photographie

Le gameplay d'Opus: Prism Peak oscille entre deux styles : un jeu d'aventure en pointer-cliquer et un simulateur de photographie. Le joueur alterne entre des séquences en vue à la première personne, où il explore les environnements à travers les yeux d'Eugene, et des cinématiques en troisième personne, où il interagit avec Ren et les esprits.

Le jeu demande une attention particulière aux détails. Les indices visuels, comme des icônes ou des points d'intérêt, guident le joueur vers des éléments à investiguer. Certains pourraient comparer cette expérience à un simulateur de marche, et ils n'auraient pas tort. Cependant, l'immersion est renforcée lorsque le jeu est joué sur une grande télé, notamment avec la version Switch 2, qui offre une meilleure visibilité et une fluidité accrue.

« Opus: Prism Peak est une ode à la mémoire, aux liens qui nous unissent et aux choix qui façonnent nos vies. C'est un jeu qui se savoure lentement, comme un bon livre ou une photographie bien cadrée. »

Avec son mélange de narration poétique, d'exploration contemplative et de mécaniques de photographie, Opus: Prism Peak se positionne comme une expérience unique pour les amateurs de jeux narratifs et de réflexions existentielles. Une aventure où le voyage, bien plus que la destination, devient le cœur même de l'histoire.

Source : Siliconera