Cinquante-sept pays, représentant un tiers de l’économie mondiale, se sont engagés lors d’un sommet inédit à élaborer des plans nationaux pour abandonner progressivement les énergies fossiles. La première conférence internationale dédiée à la « transition » hors des énergies fossiles, organisée à Santa Marta (Colombie) du 24 au 29 avril, a réuni des ministres et des représentants de 57 nations.

L’événement, co-organisé par la Colombie et les Pays-Bas, a introduit un format de discussion inédit : des échanges directs et ouverts dans de petites salles, loin des déclarations officielles habituelles. Ce format a été salué comme « rafraîchissant » par plusieurs participants.

Un nouveau panel scientifique a également été lancé lors d’une pré-conférence réunissant 400 chercheurs. Ce groupe aura pour mission de fournir des analyses rapides aux pays souhaitant accélérer leur transition énergétique. Les académiciens ont également soutenu un rapport scientifique, déjà relayé par Carbon Brief, recommandant aux nations de « stopper toute nouvelle expansion des énergies fossiles ».

Une crise énergétique qui divise

La décision des Émirats arabes unis de quitter l’OPEP, annoncée mardi, illustre les tensions croissantes au sein du cartel pétrolier. Selon Reuters, cette sortie reflète les désaccords entre pays du Golfe, exacerbés par la guerre en Iran et la crise énergétique sans précédent qui en découle.

À l’Organisation maritime internationale (OMI), les négociations en cours à Londres sont sous pression. The Guardian souligne que cette tension est liée aux pays ayant massivement investi dans le gaz, un secteur désormais au cœur des débats.

Les États-Unis résistent malgré l’opposition politique

Malgré les politiques restrictives de l’administration Trump, les États-Unis devraient battre un nouveau record en matière d’installations d’énergies propres cette année. Selon Bloomberg, ces installations représenteront la grande majorité des nouvelles capacités électriques ajoutées en 2026.

Le Brésil freine la déforestation en Amazonie

La perte de forêts tropicales a ralenti l’an dernier, principalement grâce aux efforts du Brésil pour réduire la déforestation en Amazonie. C’est ce que révèlent les données de l’Institut mondial de l’énergie et de l’Université du Maryland, rapportées par la BBC.

Les énergies fossiles en recul

Une analyse récente de Carbon Brief tempère les craintes d’un retour massif au charbon. La production mondiale d’électricité à partir du charbon ne devrait augmenter que de 1,8 % cette année, bien loin des scénarios d’un « retour en arrière » évoqués par certains.

Recherches climatiques récentes

  • Justice climatique et incarcération : Une étude publiée dans Environmental Research Letters souligne que les personnes incarcérées sont plus vulnérables aux événements climatiques extrêmes, et que les infrastructures carcérales aggravent ces impacts.
  • Finance climatique et stabilité : Selon Climate Policy, la finance climatique peut contribuer à la stabilité des pays en conflit en atténuant les pénuries d’eau et en réduisant la dépendance aux énergies fossiles.
  • Biodiversité en danger : Les vertébrés terrestres seront de plus en plus exposés aux vagues de chaleur, aux incendies, aux sécheresses et aux assèchements des cours d’eau, selon les dernières projections scientifiques.