La NFL a choisi de ne pas intervenir concernant Steve Tisch, malgré ses liens avec Jeffrey Epstein. Pour la ligue, le transfert de ses parts dans les Giants aurait suffi à régler la question. Pourtant, Tisch conserve une présence visible au sein de l’organisation.
Présent dans la salle de draft ce week-end, il a affiché une attitude provocante, comme pour défier ceux qui exigent son départ. Mais qu’a-t-il réellement changé ? Le transfert de ses parts n’a fait que les transmettre à ses enfants. Il continue d’agir comme avant, sans réel pouvoir décisionnel.
Tisch n’a jamais contrôlé les Giants. Il ne l’a pas davantage après ce transfert. Son rôle reste inchangé : il était impliqué avant, il l’est toujours après. La seule différence ? Une tentative superficielle de donner l’impression que ses liens avec Epstein ont eu des conséquences.
Le conseil d’administration des Giants compte six membres : Tisch, ses deux frères et sœurs, John Mara, Chris Mara et Susan McDonnell. La répartition est égale : trois contre trois. Pourtant, quelqu’un doit bien détenir le pouvoir de prendre une décision.
Un responsable d’une autre franchise a confié à PFT fin février : « Steve doit partir. » Mais les Giants ont préféré une solution cosmétique : un transfert de parts qui ne change rien en réalité. Une manœuvre pour apaiser les critiques, sans aller au fond du problème.
La présence de Tisch lors de la draft, sous les projecteurs, a montré que rien n’avait vraiment évolué. Sans pression interne ou externe suffisante, rien ne changera. La balle est désormais dans le camp des propriétaires.