La série *The Terror*, initialement lancée en 2018 par AMC, a marqué les esprits avec sa première saison, une adaptation du roman de Dan Simmons. Mélangeant histoire réelle et éléments surnaturels, elle racontait le sort tragique de l’expédition Franklin au XIXe siècle. Son succès critique a rapidement conduit à une suite, *The Terror: Infamy*, centrée sur un camp d’internement japonais pendant la Seconde Guerre mondiale. Moins bien reçue, cette deuxième saison avait mis la série en pause.

AMC relance aujourd’hui la franchise avec *The Terror: Devil in Silver*, une troisième saison qui renoue avec les racines littéraires de la série. Cette fois, l’accent est mis sur une approche plus subtile de l’horreur : au-delà des créatures monstrueuses, c’est l’humanité elle-même qui devient terrifiante. Adaptée du roman de Victor LaValle, cette production se distingue par sa double dimension : un thriller surnaturel et une critique sociale cinglante des dysfonctionnements du système psychiatrique, de la toxicité masculine et des inégalités sociales.

L’histoire suit Pepper (interprété par Dan Stevens), un déménageur new-yorkais issu de la classe ouvrière, rêvant de lancer une école de batterie. Son arrestation, après une altercation avec l’ex-petit ami violent de sa compagne, le conduit au New Hyde Psychiatric Hospital, un établissement vétuste où il est retenu contre son gré. Sous prétexte d’une garde de 48 heures, les autorités profitent de failles administratives pour le maintenir indéfiniment. Rapidement, Pepper découvre un environnement oppressant, où les résidents évoquent une entité maléfique enfermée derrière une porte argentée.

Au fil des épisodes, la série dépeint les horreurs tangibles de l’institution psychiatrique : surmédication, négligence et abus de pouvoir. Pepper, déterminé à recouvrer sa liberté, se retrouve pris au piège d’un système corrompu, tout en étant confronté à des phénomènes inexplicables. *The Terror: Devil in Silver* transcende le simple récit d’horreur pour offrir une réflexion glaçante sur les failles de la société et de ses institutions.

Source : Den of Geek