Une vidéo de 18 secondes mettant en scène Bernie Sanders, 84 ans, en train de marquer quatre paniers au basket, a connu un succès viral ce week-end. Mais ce qui a vraiment captivé l’attention, ce n’est pas sa technique impeccable ni son attitude bourrue en quittant le terrain avec un « C’est tout ! » typique. Non, c’est le message politique implicite que le sénateur démocrate a glissé entre les lignes.

Lors d’un déplacement dans le Minnesota pour soutenir la candidate démocrate Peggy Flanagan, candidate au poste de lieutenant-gouverneur, Sanders a rappelé à l’Amérique, et plus particulièrement au Parti démocrate, une vérité gênante : il aurait pu être leur candidat en 2016… s’ils ne l’avaient pas écarté. Et tout le monde le sait.

Ce n’est pas la première fois que le basket sert de métaphore aux nostalgies politiques américaines. En 2020, Barack Obama avait marqué les esprits en réalisant un tir à trois points lors d’un meeting pour Joe Biden. Avec une aisance déconcertante, il avait baissé son masque et lancé : « C’est ce que je fais ! »

Un rappel des divisions internes du Parti démocrate

La vidéo de Sanders s’inscrit dans un contexte où le Parti démocrate reste divisé sur sa stratégie électorale. Beaucoup estiment que la nomination d’Hillary Clinton en 2016, face à Donald Trump, a été une erreur stratégique. Sanders, qui avait remporté les primaires dans plusieurs États, incarne pour ses partisans une alternative plus progressiste et mobilisatrice.

« Inspirer une nouvelle génération d’élus, c’est bien. Mais moi, j’aurais pu gagner. Et nous le savons tous. »

— Bernie Sanders, lors de son déplacement au Minnesota

Un message qui résonne avec l’électorat progressiste

Pour ses supporters, cette vidéo est une nouvelle preuve que Sanders reste une figure incontournable du paysage politique américain. Malgré son âge et les critiques sur son manque de pragmatisme, il continue de mobiliser une base militante solide. Son discours, souvent perçu comme radical, séduit de plus en plus d’électeurs, notamment les jeunes et les minorités.

Alors que les primaires démocrates de 2024 approchent, le nom de Sanders revient régulièrement dans les débats. Certains y voient un retour possible, d’autres un symbole des luttes internes du parti. Une chose est sûre : son influence ne faiblit pas.