WASHINGTON — Donald Trump envisage de conclure un accord controversé avec l’Internal Revenue Service (IRS), mettant fin à un recours de 10 milliards de dollars contre l’agence fédérale. Selon ABC News, cet arrangement créerait un fonds de 1,7 milliard de dollars, destiné à indemniser ses alliés, y compris d’anciens participants à l’assaut du Capitole du 6 janvier 2021.
Ce fonds serait géré par une « commission » dotée d’un pouvoir discrétionnaire total, sans supervision claire du Congrès. Les bénéficiaires pourraient inclure des entités liées à Trump lui-même, selon les informations rapportées. Les décisions de la commission, y compris les bénéficiaires des fonds, pourraient rester confidentielles.
« C’est une trahison choquante de la Constitution », a déclaré Jamie Raskin, représentant démocrate et membre clé du Comité judiciaire, soulignant l’absence de garde-fous démocratiques.
Cette manœuvre s’inscrit dans une stratégie plus large de Trump, où ses soutiens bénéficient de faveurs financières et politiques. En janvier 2024, Trump avait déjà poursuivi l’IRS pour la fuite de ses déclarations de revenus, exigeant 10 milliards de dollars de dommages. Or, le Département de la Justice, théoriquement chargé de défendre l’État contre cette plainte, négocierait désormais un accord en sa faveur.
Le fonds proviendrait du Judgment Fund, un mécanisme fédéral utilisé pour régler les litiges, mais Trump en contrôlerait indirectement l’attribution. Les membres de la commission pourraient être révoqués sans justification, et leurs délibérations resteraient opaques.
« Trump négocie un accord avec une entité qu’il dirige, utilisant des fonds publics pour récompenser ses alliés ou ses causes », a analysé un expert en droit constitutionnel. Cette affaire illustre une fois de plus les méthodes de l’ère Trump, où les institutions sont détournées à des fins personnelles.