Le gouverneur républicain de Géorgie, Brian Kemp, a confirmé vendredi qu’il ne reporterait pas les primaires de l’État, prévues le 19 mai, pour permettre un redécoupage des circonscriptions électorales avant les élections de novembre. Cette décision intervient après un arrêt de la Cour suprême dans l’affaire Louisiana v. Callais, qui a significativement affaibli le Voting Rights Act.

Kemp a salué cette décision, déclarant au The Atlanta Journal-Constitution que le jugement « rétablit l’équité dans le processus de redécoupage et permet aux États d’adopter des cartes électorales reflétant la volonté des électeurs, et non celle des juges fédéraux ». Cependant, il a précisé que ces changements n’auront pas d’impact sur les prochaines élections de mi-mandat. « Le vote pour les élections de 2026 est déjà en cours », a-t-il souligné. « Mais il est clair que l’arrêt Callais impose à la Géorgie d’adopter de nouvelles cartes électorales avant le cycle électoral de 2028. »

Plusieurs États dirigés par des républicains, principalement dans le Sud, se préparent à modifier leurs cartes électorales en réponse à cet arrêt. La Floride, le Mississippi, le Tennessee et la Caroline du Sud font partie des États concernés. Le gouverneur de Louisiane, Jeff Landry, a même annoncé la suspension des primaires du 16 mai pour procéder au redécoupage de son État.

Cette résistance de Kemp pourrait mécontenter Donald Trump, qui n’a jamais accepté la victoire de Joe Biden en Géorgie en 2020, qu’il qualifie de « truquée ». À l’époque, Kemp était gouverneur depuis peu, et Trump lui avait reproché de ne pas avoir inversé les résultats. Une réaction cinglante sur Truth Social pourrait donc bientôt viser Kemp.