Une étude récente suggère que les médicaments de la famille des agonistes du récepteur du GLP-1 (GLP-1RA), comme Ozempic et Wegovy, pourraient améliorer la survie et réduire les risques de récidive chez les patientes atteintes de cancer du sein, d'obésité ou de diabète de type 2.
Les résultats, publiés dans la revue JAMA Network Open, indiquent que ces traitements sont associés à une diminution de la mortalité par rapport à l'insuline ou à la metformine seule chez les personnes souffrant de diabète de type 2. Cependant, les experts soulignent la nécessité de poursuivre les recherches pour confirmer ces observations.
Un enjeu majeur de santé publique
Le cancer du sein représente l'un des cancers les plus fréquents aux États-Unis, représentant 30 % de tous les nouveaux cas de cancer chez les femmes chaque année. Les patientes atteintes de cette maladie et souffrant également d'obésité ou de diabète de type 2 présentent généralement des taux de survie plus faibles.
Avec près d'un adulte américain sur huit ayant déjà utilisé un GLP-1RA, dont 40 % des personnes diabétiques et 25 % des personnes atteintes de maladies cardiaques, l'impact de cette classe de médicaments sur la santé suscite un intérêt croissant.
Le rôle clé de l'obésité dans le cancer du sein
L'obésité est un facteur de risque bien établi pour plusieurs types de cancers, dont le cancer du sein. L'excès de poids favorise la production d'œstrogènes, qui stimulent certains sous-types de cancer du sein. En réduisant la masse grasse, les médicaments GLP-1 pourraient donc contribuer à diminuer le risque de récidive.
« Les patientes atteintes de cancer du sein avec obésité ou diabète de type 2 préexistant suivent souvent des parcours thérapeutiques plus complexes. Nos résultats sont encourageants, car ils suggèrent que l'utilisation des GLP-1RA pourrait être associée à une meilleure survie et à un risque réduit de récidive chez ces patientes. »
L'étude a également été saluée par des experts externes, comme le Dr Amy Bremner, oncologue chirurgicale spécialisée dans le cancer du sein, qui n'a pas participé aux recherches. Elle a déclaré : « Nous savons que l'obésité est un facteur de risque établi pour certains cancers liés à l'obésité. En réduisant la masse grasse, ces médicaments pourraient potentiellement diminuer le risque de récidive. »
Bien que ces résultats ouvrent de nouvelles perspectives, les chercheurs insistent sur la nécessité de mener des études plus approfondies pour confirmer ces effets et comprendre les mécanismes sous-jacents.