Le présentateur vedette de Fox News, Sean Hannity, a montré des signes d’agacement inhabituels lors d’un entretien diffusé jeudi soir avec Donald Trump. Le président américain a une fois de plus esquivé les questions précises sur le conflit en Iran, préférant des réponses floues et des détours vers d’autres sujets.
Des réponses évasives et des sujets détournés
Hannity a tenté d’obtenir des clarifications sur l’influence de la Chine et de Xi Jinping sur l’Iran, l’un des principaux clients pétroliers de Pékin. Après avoir posé sa question, Trump a répondu de manière vague :
« Oui, probablement, mais… euh, écoutez, il n’entre pas avec des armes, ils n’arrivent pas en tirant. »
Hannity a tenté de recentrer le débat, mais Trump a immédiatement changé de sujet, évoquant les ventes potentielles de pétrole américain à l’Iran. Il a affirmé que Téhéran souhaitait désormais acheter du pétrole des États-Unis, sans apporter de réponse concrète sur la question initiale.
L’impuissance de Trump face aux questions sur le nucléaire iranien
Un autre échange a révélé l’incapacité de Trump à obtenir des engagements clairs de la part de Xi Jinping concernant le programme nucléaire iranien. Le président américain a déclaré :
« Je ne pense pas que la Chine veuille que l’Iran possède l’arme nucléaire. Je lui ai dit : “Ils sont complètement fous. Ils n’ont pas besoin de cette arme.” »
Hannity a demandé : « Et qu’a-t-il répondu ? »
Trump a rétorqué : « Eh bien, il ne va pas trop réagir. C’est un type plutôt cool. Il ne va pas dire : “Oh, c’est un bon point.” »
Cette absence de réponse définitive a laissé planer le doute sur la position réelle de la Chine concernant la menace nucléaire iranienne.
Une stratégie américaine sous le feu des critiques
Donald Trump maintient une pression maximale sur l’Iran, exigeant la fin de son programme nucléaire. Pourtant, les frappes américaines ciblant trois sites nucléaires iraniens en juin 2025 – Fordo, Natanz et Ispahan – n’ont pas permis de clarifier la situation. L’administration Trump avait alors affirmé que ces raids avaient « retardé de plusieurs années » les ambitions nucléaires de Téhéran.
Cette stratégie a été vivement contestée, notamment par Joe Kent, ancien directeur du National Counterterrorism Center, qui a démissionné en mars en dénonçant une guerre déclenchée sous la pression d’Israël et de son lobby aux États-Unis. Dans sa lettre de démission, il affirmait :
« L’Iran ne représentait aucune menace imminente pour notre pays, et il est clair que nous avons engagé cette guerre sous la pression d’Israël et de son puissant lobby américain. »
Depuis le début du conflit, il y a onze semaines, les États-Unis et Israël ont causé la mort de milliers de civils iraniens, selon les dernières estimations.