Washington — Dans un contexte de tensions persistantes au Moyen-Orient, le président américain Donald Trump a annoncé le lancement d’un ambitieux projet militaire baptisé « Project Freedom ». L’objectif affiché : garantir la libre circulation des navires marchands dans le détroit d’Ormuz, une voie maritime stratégique pour le commerce mondial du pétrole.

Selon le chef de l’État, cette initiative vise à protéger les navires de pays tiers, « innocents et neutres », bloqués dans la région. « De nombreux pays, non impliqués dans les conflits au Moyen-Orient, nous ont demandé de les aider à libérer leurs navires », a-t-il déclaré sur Truth Social. « Nous allons les escorter en toute sécurité hors des eaux restreintes pour qu’ils puissent reprendre leurs activités. »

Trump a également souligné l’urgence humanitaire de la situation, évoquant des équipages « à court de vivres et de fournitures essentielles ». « Si cette opération humanitaire est entravée, les États-Unis réagiront avec fermeté », a-t-il averti.

Une réponse militaire massive

Le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) a détaillé les moyens déployés dans le cadre de « Project Freedom » : des destroyers lance-missiles, plus de 100 aéronefs terrestres et maritimes, des drones multi-domaines ainsi qu’un contingent de 15 000 militaires. « Le président exige une action immédiate, pas de l’inaction », a confié un haut responsable à Axios.

Pourtant, Téhéran a réagi avec une fermeté inhabituelle. « La sécurité du détroit d’Ormuz relève de nos mains. Tout passage de navires doit être coordonné avec nos forces armées », a déclaré Ali Abdollahi, chef de l’état-major interarmées iranien, cité par Reuters. « Nous mettons en garde : toute force armée étrangère, en particulier l’armée américaine, sera attaquée si elle tente de s’approcher ou d’entrer dans le détroit. »

Un bras de fer géopolitique

Cette escalade survient alors que les prix du pétrole restent élevés depuis plusieurs mois, en partie à cause des tensions dans la région. Le détroit d’Ormuz, par lequel transite près du tiers du trafic maritime pétrolier mondial, est au cœur des enjeux énergétiques et sécuritaires.

Les experts s’interrogent sur la viabilité de « Project Freedom ». Si l’Iran dispose d’une flotte de petits bateaux rapides, surnommée la « flotte moustique », ses capacités navales semblent affaiblies depuis le début du conflit. Cependant, Téhéran a toujours affirmé sa capacité à bloquer le détroit en cas de menace.

Parallèlement, Washington affirme mener des « discussions très positives » avec l’Iran. Une affirmation que Téhéran conteste, qualifiant plutôt les propos américains de « postures agressives ».

Un hommage discret

En marge de ces annonces, Donald Trump a brièvement évoqué un drame personnel : « Merci à tous pour votre compréhension après mon absence prolongée, due au décès de mon fils Solomon en mars. » Il avait partagé cette nouvelle de manière discrète, révélant que l’enfant, diagnostiqué avec un pied bot et des contractures musculaires, était décédé peu après sa naissance.

Source : Reason