L’inflation aux États-Unis a atteint son niveau le plus élevé en trois ans, selon les dernières données du département du Commerce publiées jeudi. Les prix ont augmenté de 3,5 % sur un an, soit la plus forte hausse annuelle depuis trois ans. Cette accélération est en grande partie imputable à la flambée des prix de l’essence, elle-même liée à la guerre en Iran.

Même en excluant les prix de l’énergie et de l’alimentation, l’inflation reste élevée à 3,2 %, dépassant ainsi l’objectif de 2 % fixé par la Réserve fédérale. Cette hausse des prix dépasse les modestes augmentations de 0,6 % des revenus des travailleurs américains, comme l’indique le rapport du département du Commerce.

Les remboursements d’impôts des Américains voient également leur pouvoir d’achat réduit en raison de la hausse des prix à la pompe et des denrées alimentaires. Jerome Powell, président de la Fed, a confirmé mercredi que toute baisse des taux d’intérêt était peu probable dans les mois à venir, en raison du contexte géopolitique et économique actuel.

En 2023, la Fed avait procédé à trois baisses de taux pour soutenir l’économie. Habituellement, la banque centrale préfère maintenir les taux stables ou les augmenter pour lutter contre l’inflation. Cette situation ne joue pas en faveur du parti au pouvoir.

Un revers pour Trump et les républicains

Lors de la campagne de 2024, Donald Trump et le Parti républicain avaient promis de réduire les prix et de lutter contre l’inflation. Pourtant, la guerre en Iran et les taxes arbitraires imposées par l’administration Trump ont effacé les avancées économiques réalisées sous la présidence de Joe Biden. De nombreux électeurs commencent désormais à réaliser l’ampleur des conséquences économiques de ces décisions.

Face à ce constat, les républicains pourraient tenter de contourner les règles électorales en cherchant à influencer la composition de l’électorat, une stratégie qui suscite déjà des critiques.