Le Michigan refuse une demande jugée « absurde »

Le gouvernement de l'ancien président Donald Trump a essuyé un rejet immédiat de la part de l'État du Michigan ce dimanche. Celui-ci avait tenté d'obtenir les bulletins de vote de la région de Détroit, issus de l'élection présidentielle de 2024. La demande, transmise par le ministère de la Justice via une lettre signée par l'avocate générale adjointe Harmeet Dhillon, visait à obtenir les bulletins, leurs récépissés et leurs enveloppes, selon les déclarations de la procureure générale du Michigan, Dana Nessel.

Une réaction unie des dirigeants du Michigan

Dans une déclaration conjointe avec la gouverneure Gretchen Whitmer et la secrétaire d'État Jocelyn Benson, Dana Nessel a qualifié cette demande de « aussi absurde que sans fondement ». Elle a ajouté :

« Une fois de plus, le président Trump instrumentalise le ministère de la Justice pour tenter de saboter notre processus démocratique et en faire son propre outil d'ingérence dans les élections des États. Si cette administration souhaite transformer notre État en un cirque, mon bureau est prêt à protéger le droit des citoyens à voter. »

Une série de demandes controversées à travers les États-Unis

Cette tentative s'inscrit dans une série d'initiatives menées par l'administration Trump pour obtenir des données électorales dans plusieurs États, sous prétexte de rechercher des preuves de fraude. Les responsables ont sollicité des informations électorales dans chaque État ainsi qu'à Washington, D.C., mais ont essuyé des échecs juridiques dans des États comme le Rhode Island, la Californie, le Massachusetts et l'Oregon.

Trump maintient ses allégations de fraude

Malgré l'absence de preuves et les multiples défaites judiciaires, Donald Trump continue d'affirmer que l'élection de 2020 lui a été « volée ». Lors d'une interview dimanche sur Fox News, Kash Patel, directeur du FBI sous Trump, a déclaré que des arrestations liées à l'élection de 2020 étaient imminentes « cette semaine ». Une annonce qui pourrait servir de prétexte pour justifier une ingérence dans les élections de mi-mandat de novembre, voire au-delà.