Les gouvernements, les entreprises et les fondations investissent massivement dans les neurosciences à une échelle sans précédent. L’objectif affiché est ambitieux : réduire le fardeau croissant des maladies cérébrales et prolonger la vie cognitive en bonne santé.
Nous soutenons pleinement cette démarche, qui s’inspire des modèles réussis appliqués au cancer ou aux maladies cardiovasculaires. Ces approches misent sur le dépistage précoce et des traitements préventifs agressifs, permettant d’agir avant que des dommages irréversibles ne surviennent.
Pourtant, un angle mort persiste dans cette dynamique. Alors que les politiques publiques se concentrent sur des affections comme Alzheimer ou d’autres troubles neurodégénératifs, les maladies mentales sont souvent reléguées au second plan. Pourtant, elles devraient être considérées comme un pilier central de la santé cérébrale.
Cette exclusion artificielle constitue une erreur à la fois scientifique et stratégique.