Le président américain Donald Trump a une nouvelle fois pris pour cible Van Jones, analyste politique à CNN et avocat, dans un message publié lundi matin sur Truth Social. Il l’a sommé de « avoir honte de lui-même » après que ce dernier l’a qualifié de « dictateur » et multiplié les critiques à son égard.

Dans ce message, Trump évoque leur collaboration en 2018, lorsque Jones, alors conseiller spécial pour l’emploi vert sous l’administration Obama, s’est tourné vers lui pour obtenir son soutien dans l’adoption du First Step Act. Cette réforme bipartisane de la justice pénale, signée en décembre 2018, visait à améliorer les conditions carcérales et à réduire la population carcérale fédérale.

« Quand un Van Jones dévasté (il pleurait comme un bébé !) est venu me voir avec un groupe de leaders afro-américains, il était « MORT » à l’idée d’obtenir une réforme de la justice pénale au Congrès », a écrit Trump. « Jones et ces représentants noirs se battaient en vain depuis des années. Il perdait son temps – il fallait cinq sénateurs républicains, et il n’y avait aucune chance, ni même d’espoir, de réussite. J’ai aimé certaines des personnes avec qui il était, j’étais d’accord avec leurs arguments, et j’ai rapidement rassemblé les voix nécessaires pour faire adopter la réforme de la justice pénale. »

Le président a insisté sur la difficulté de l’opération, affirmant que personne d’autre, y compris Barack Obama, n’avait réussi à faire adopter cette réforme malgré des années d’efforts. « Personne d’autre n’aurait pu le faire ! » a-t-il martelé.

Trump a ensuite enchaîné sur les critiques récurrentes de Jones à son égard, notamment ses accusations de gouvernance autoritaire. « Maintenant, je vois ce type, Van Jones, chaque fois qu’il en a l’occasion, me traiter de « dictateur » et bien pire encore. Il devrait avoir honte de lui-même !!! »

Van Jones, connu pour ses prises de position critiques envers l’administration Trump, a joué un rôle clé dans la promotion du First Step Act. Depuis, il continue de s’opposer publiquement au président, ce qui lui vaut régulièrement ses foudres.

Trump n’en est pas à son premier conflit médiatique. Ces dernières semaines, il a également attaqué Jimmy Kimmel, animateur de late-night sur ABC, l’accusant d’avoir tenu des propos « méprisables » lors du dîner des correspondants de la Maison-Blanche. Kimmel avait plaisanté sur l’apparence de Melania Trump, qualifiant son teint de « lueur d’une veuve en deuil » quelques jours avant la tentative d’assassinat du président. Trump a exigé son licenciement immédiat, une demande que Kimmel a fermement rejetée.

Début avril, le président s’en est aussi pris à des figures médiatiques pro-Trump comme Tucker Carlson, Megyn Kelly, Candace Owens et Alex Jones, les qualifiant de « gens stupides » après qu’ils ont critiqué sa gestion de la guerre en Iran. Certains, comme Jones et Owens, ont même appelé à son retrait de la course présidentielle.

Ces échanges illustrent la relation conflictuelle entre Donald Trump et les médias, marquée par des attaques personnelles et des réponses tout aussi cinglantes.

Source : The Wrap