L’intégration de l’intelligence artificielle (IA) dans Ubuntu, annoncée par Canonical cette semaine, divise la communauté Linux. Certains utilisateurs réclament une version d’Ubuntu sans ces fonctionnalités, tandis que d’autres envisagent de revenir à des versions antérieures ou de changer de distribution.

Les réactions sur les réseaux sociaux et les forums spécialisés reflètent une certaine méfiance. Plusieurs demandes d’un « bouton d’arrêt » (kill switch) global pour désactiver ces nouvelles fonctionnalités ont été formulées. Certains comparent cette initiative à l’ajout d’outils d’IA dans Windows 11 par Microsoft, une décision critiquée pour son manque de transparence et son impact sur les performances.

Jon Seager, vice-président de l’ingénierie chez Canonical, a répondu à ces préoccupations lors d’une intervention mardi. Il a précisé que l’entreprise ne prévoit pas d’intégrer un « bouton d’arrêt global » pour l’IA, mais a évoqué des options de désactivation partielle pour certains modules.

Les utilisateurs restent sceptiques. « Si Ubuntu devient trop gourmand en ressources ou intrusif, je passerai à Fedora ou Debian », a déclaré un internaute sur Reddit. D’autres soulignent que l’IA pourrait améliorer l’expérience utilisateur, mais à condition de conserver un contrôle total sur son activation.

Canonical n’a pas encore détaillé les fonctionnalités exactes ni leur date de déploiement. Cependant, cette annonce marque un tournant dans l’évolution d’Ubuntu, traditionnellement perçu comme une distribution Linux axée sur la stabilité et la neutralité technologique.

Source : The Verge