Le salon Bitcoin 2026, qui s’est tenu cette semaine au Venetian de Las Vegas, a débuté dans un climat bien moins enthousiasmant que l’édition précédente. Alors que le Bitcoin (BTC) affichait un cours de 110 000 dollars en 2025, il est tombé à moins de 79 000 dollars à l’ouverture de l’événement.

Dès le premier jour, les déceptions se sont accumulées. La scène principale, censée accueillir des personnalités influentes, était quasi vide lors des interventions de deux hauts responsables américains. Pire encore, la sécurité a escorté Lauren Rodriguez, épouse du développeur Keonne Rodriguez (condamné à cinq ans de prison pour son implication dans Samourai Wallet), après qu’elle ait brandi des pancartes #FreeSamourai.

Un incident qui a rapidement enflammé les réseaux sociaux, avec plus de 140 000 vues sur X (ex-Twitter) pour sa plainte initiale. Malgré des excuses ultérieures de l’organisateur David Bailey, l’image du salon a été durablement ternie.

Des annonces et des promesses mal comprises

Parmi les temps forts annoncés, une table ronde intitulée « Code is Free Speech », qui devait réunir le directeur du FBI Kash Patel et le procureur général adjoint des États-Unis Todd Blanche, n’a finalement vu aucun des deux intervenants physiquement présents.

Lors de cette session, Pete Rizzo, journaliste crypto, a cru déceler dans les propos de Blanche une promesse de ne plus poursuivre les développeurs Bitcoin. Une interprétation largement relayée sur les réseaux sociaux, mais rapidement démentie par le procureur lui-même. Ce dernier a précisé que son ministère n’avait aucune intention de cesser les poursuites contre les développeurs, sauf dans des cas très spécifiques où ceux-ci ne seraient pas complices de crimes commis par des tiers.

« Les faits comptent. Si vous blanchissez de l’argent ou violez des sanctions, le simple fait d’être codeur ne vous exonère pas de responsabilité pénale. Chaque cas doit être examiné individuellement. »

— Todd Blanche, procureur général adjoint des États-Unis

Un organisateur en difficulté financière

Autre sujet de préoccupation : la santé financière de Nakamoto, l’entreprise organisatrice cotée en Bourse, dont l’action a chuté de 99 % par rapport à son cours de l’an dernier. Une baisse qui reflète les difficultés du secteur crypto et les attentes déçues des investisseurs.

Un membre du Congrès a également semé la confusion en affirmant avoir commencé à miner du Bitcoin en 2006, une affirmation impossible, le réseau n’étant né qu’en 2009.

Entre sièges vides, incidents et déclarations ambiguës, le salon Bitcoin 2026 peine à redonner confiance dans un écosystème crypto en pleine turbulence.

Source : Protos