En seulement 24 heures, lors de l’assaut initial contre l’Iran, les forces américaines ont ciblé plus de 1 000 objectifs, un rythme deux fois supérieur à celui de l’opération « Choc et Effroi » en Irak il y a vingt ans. Cette rapidité opérationnelle a été rendue possible grâce à des systèmes d’intelligence artificielle, dont le projet Maven.
Dans son ouvrage Project Maven: A Marine Colonel, His Team, and the Dawn of AI Warfare, la journaliste Katrina Manson retrace l’émergence de ce projet, né en 2017 sous la forme d’une initiative visant à appliquer la vision par ordinateur aux images captées par des drones. Initialement confié à Google, Maven a suscité des remous en interne, poussant des employés à protester contre la collaboration entre le géant technologique et le département de la Défense.
Le projet Maven, aujourd’hui considéré comme un pilier de l’IA militaire, illustre comment l’intelligence artificielle a transformé les stratégies de guerre. En automatisant l’analyse des données visuelles, il a permis aux militaires de réduire considérablement le temps nécessaire à l’identification et au ciblage des objectifs.
Cette innovation a marqué un tournant dans l’adoption de l’IA par les forces armées, ouvrant la voie à une nouvelle ère de guerre automatisée et de prise de décision accélérée.