Une aventure spatiale ambitieuse

Le vaisseau Cassiopée, transportant dix astronautes, a quitté la Terre il y a douze ans-lumière dans l’espoir de trouver une nouvelle planète habitable. Alors que notre planète se meurt, la survie de l’humanité repose entre leurs mains. Pourtant, des questions éthiques surgissent lorsque des extraterrestres menacent leur existence. Que faire quand la directive 8020 impose des ordres inflexibles ?

Sorti à 49,99 €, Directive 8020 mise sur la rejouabilité, mais son gameplay, entravé par une narration prévisible, déçoit. Fan des jeux de Supermassive Games et de la série Dark Pictures, j’ai abordé ce titre avec enthousiasme après les déceptions de Casting of Frank Stone. Résultat : une expérience mitigée, entre un début prometteur et une chute décevante.

Un démarrage captivant

Le jeu plonge immédiatement dans l’action avec une introduction forte. Deux membres de l’équipage, Carter (personnage jouable) et Simms, sont présentés dans un décor spatial immersif. Une météorite endommage le vaisseau, créant une tension immédiate. Malgré des visuels soignés, l’atmosphère reste pesante, avec une isolation et des enjeux élevés.

Cette première partie, riche en mystère, bascule brutalement dans un saut temporel. Le joueur passe de Carter à un autre personnage dans un futur proche. Pourtant, Directive 8020 perd progressivement son emprise sur le joueur, chapitre après chapitre. Après un départ prometteur, le récit s’essouffle, laissant place à une frustration qui s’installe plus longtemps que ne dure une séquence de peur.

Un mélange raté entre horreur et infiltration

Le jeu tente une approche inédite pour la série : l’infiltration. Après une exploration aisée au début, l’accent mis sur la furtivité devient rapidement épuisant. L’idée d’associer l’horreur interactive à un survival-horror semblait audacieuse, mais le résultat est décevant.

Dès qu’un ennemi apparaît à l’écran, le joueur doit « se faufiler sans être repéré ». Une mécanique qui tue toute tension en quelques secondes. Contrairement aux jeux précédents de Supermassive, où les événements en temps limité ou les QTE créaient une pression intense, ici, le joueur dispose de tout son temps. Les ennemis, dotés d’une IA basique, effectuent des patrouilles prévisibles, rendant les objectifs faciles à accomplir. Plus de suspense, plus de défi : juste une routine ennuyeuse.

Une occasion manquée

Directive 8020 avait le potentiel pour devenir un titre marquant de l’horreur interactive. Son univers, son ambiance et ses choix moraux offraient une base solide. Pourtant, une narration inégale, des mécaniques de jeu répétitives et un manque de tension ont transformé cette expérience en une déception. Pour les fans du genre, mieux vaut se tourner vers d’autres références comme Dark Pictures Anthology ou Until Dawn.

Source : Destructoid