Depuis le limogeage de son ancienne collaboratrice Pam Bondi, l'actuel procureur général par intérim, Todd Blanche, multiplie les initiatives pour obtenir définitivement le poste. Son dernier coup d'éclat ? Une nouvelle mise en accusation fédérale contre l'ancien directeur du FBI, James Comey, cette fois pour une photo Instagram jugée « dangereuse » : un cliché de coquillages disposés sur une plage, formant le message « 86 47 ». Une interprétation pour le moins fantaisiste, selon laquelle cette publication aurait exprimé une « intention sérieuse de nuire au président des États-Unis ».
Mais c'est un autre sujet qui semble hanter les nuits de Donald Trump, comme il l'explique dans une tribune publiée par The Bulwark : l'échec cuisant de son dîner d'État avec le roi Charles III, mercredi dernier.
« Quatre heures du matin, et je n'arrive pas à me rendormir. » C'est par ces mots que l'ancien président entame sa confession, mêlant autodérision et amertume. Le dîner, qu'il présente comme une réussite, aurait en réalité été perçu par le souverain britannique comme un manque de considération. « Un dîner d'État ? Le roi ne donne pas de dîners d'État. Il organise des banquets d'État. Et il ne vit pas dans une Maison-Blanche délabrée de 132 pièces. Il réside à Buckingham Palace. Un palais. Avec 775 putains de pièces. »
Trump évoque ensuite son incapacité à faire ajouter une salle de bal à la Maison-Blanche, un projet qu'il défend depuis l'attentat dont il a été victime le week-end précédent. Une initiative qui, selon lui, ne coûterait rien aux contribuables. Pourtant, ses alliés républicains au Congrès ont transformé cette idée en un nouveau sujet de polémique, en suggérant que le gouvernement devrait en assumer le financement. « D'abord, il a fait monter le prix de l'essence, et maintenant il veut que vous payiez sa salle de bal ? » ironise-t-il, visiblement exaspéré.
Le ton devient plus sombre lorsqu'il aborde les résultats d'un récent sondage révélant que 17 % de ses électeurs regrettent leur vote. Parmi les raisons invoquées, la guerre en Iran arrive en tête, suivie de l'économie. « Eh bien, merde. Tout est lié ! Regardez donc le prix de l'essence. Et ce putain de détroit dont personne ne m'a parlé. »
C'est cette guerre en Iran qui semble le tourmenter particulièrement. « Qu'est-ce que je vais faire ? Je dois sortir de là. On me répète sans cesse que je dois maintenir la pression, intensifier les sanctions et obtenir l'abandon du nucléaire. Mais jusqu'où ? »
Ces confessions, publiées dans un style direct et provocateur, illustrent une fois de plus l'état d'esprit tourmenté de l'ancien président, obsédé par son image, ses échecs diplomatiques et les tensions géopolitiques qui menacent sa présidence.