La rappeuse et influenceuse australienne Iggy Azalea, de son vrai nom Amethyst Amelia Kelly, est au cœur d’un recours collectif l’accusant d’avoir induit en erreur les investisseurs concernant sa cryptomonnaie MOTHER. Le cabinet d’avocats spécialisé en crypto, Burwick Law, a déposé une plainte le 28 mai 2025 devant le tribunal du district sud de New York.
Selon les plaignants, Azalea aurait présenté MOTHER comme un moyen exclusif d’accéder à son casino en ligne, MOTHERLAND, ainsi que pour bénéficier de réductions chez l’opérateur mobile Unreal Mobile. Pourtant, le recours souligne que le casino acceptait également des stablecoins comme l’USDT, et que l’intégration avec Unreal Mobile n’a jamais été finalisée.
Le jeton MOTHER, dont la capitalisation boursière avait atteint près de 150 millions de dollars, vaut désormais moins de 1,2 million de dollars. Le cabinet Burwick Law affirme que les promesses faites autour de l’utilité, du soutien du marché et des droits d’accès liés à MOTHER étaient soit limitées, soit contradictoires, temporaires, ou simplement non tenues.
Le recours met également en cause les déclarations d’Azalea concernant la répartition des jetons. Elle aurait affirmé ne détenir que 3 % de l’offre totale, alors que des analyses comme celles de Bubblemaps révèlent qu’environ 20 % des tokens avaient été achetés par des initiés avant son lancement public, puis revendus pour 2 millions de dollars.
Des accusations de pratiques trompeuses et de fausses représentations
Les plaignants reprochent à Azalea des pratiques trompeuses, de la publicité mensongère, une représentation négligente et un enrichissement illégitime. Le recours demande des dommages et intérêts pour couvrir les pertes subies par les investisseurs.
Le cabinet Burwick Law, déjà critiqué pour des erreurs dans une précédente plainte contre la plateforme Pump.fun, semble cette fois encore avoir recours à des formulations complexes et des structures de phrases inhabituelles. Certains observateurs y voient des signes d’une possible utilisation de l’intelligence artificielle pour rédiger les documents juridiques.
Le cabinet a reconnu des erreurs mineures dans une précédente affaire, précisant qu’elles n’affectaient pas le fond des arguments juridiques. Il n’a pas encore réagi aux nouvelles allégations concernant la plainte contre Azalea.
Protos a contacté Burwick Law ainsi que l’agence de talents d’Azalea, United Talent Agency, pour recueillir leurs réactions. Cet article sera mis à jour en cas de réponse.