Des briefings secrets pour anticiper une défaite républicaine

La Maison Blanche anticipe une année électorale difficile pour les républicains en novembre. Selon le Washington Post, les avocats du Bureau du conseiller juridique de la présidence organisent des séances de formation confidentielles pour préparer les hauts fonctionnaires fédéraux à une possible « vague bleue » lors des élections de mi-mandat de 2026.

Ces briefings de trente minutes incluent une présentation PowerPoint détaillant le fonctionnement des contrôles parlementaires et les bonnes pratiques pour y répondre. Les participants reçoivent également des conseils sur la gestion des demandes d’informations émanant du Congrès.

« C’est évident pour tout le monde : c’est très probable », a déclaré un responsable présent lors de ces réunions au Washington Post. « La discussion était réaliste, sans illusions. »

Une préparation qui contraste avec les déclarations officielles

Un porte-parole de la Maison Blanche a affirmé que ces réunions n’avaient « rien de nouveau », précisant que le Bureau du conseiller juridique prodigue depuis longtemps des conseils en matière de supervision aux parties concernées depuis le retour de Donald Trump à la présidence.

Cependant, plusieurs sources ayant participé aux dernières séances ont indiqué au Washington Post que ces rencontres étaient spécifiquement axées sur les élections de mi-mandat et leurs conséquences politiques. Depuis son retour à la Maison Blanche, Trump a multiplié les décisions controversées, mettant en péril les chances des républicains.

Les décisions de Trump qui menacent les républicains

En quinze mois, le président a déclenché une guerre avec l’Iran, provoquant une crise énergétique mondiale et une hausse du coût de la vie. Il a également envahi le Venezuela, renversé son dirigeant Nicolás Maduro, limogé des milliers de fonctionnaires fédéraux et affaibli plusieurs agences gouvernementales. Trump a utilisé son pouvoir pour cibler ses opposants politiques, sapé la confiance dans les médias, discrédité les élections démocratiques et affaibli le système judiciaire.

Parmi ses autres actions controversées : des grâces massives en faveur de ses alliés, dont des partisans de l’assaut du Capitole du 6 janvier 2021, l’imposition de tarifs douaniers absurdes, l’affaiblissement des alliances internationales et l’adoption de politiques migratoires violentes, comparées à des camps de concentration.

Ces choix ont eu un impact direct sur sa popularité : selon un sondage ABC News/Washington Post/Ipsos publié vendredi, 62 % des Américains désapprouvent sa présidence, un chiffre en hausse de deux points depuis février.

La pression de Trump sur son parti

Malgré l’érosion de son influence, le président exerce une pression intense sur son parti pour qu’il remporte les élections de mi-mandat. « Vous devez gagner les midterms, car si nous échouons, ils trouveront une raison de me destituer », a-t-il déclaré en janvier. « Je serai destitué. »

« La Maison Blanche anticipe une défaite républicaine en 2026, mais les actions de Trump pourraient accélérer ce scénario dès novembre. »