Un jury du Texas a rendu un verdict historique de 140 millions de dollars contre la NCAA dans une affaire impliquant un ancien joueur de football américain de l'université SMU, décédé en 2023 des suites d'une encéphalopathie traumatique chronique (CTE) sévère et de la maladie d'Alzheimer.
La famille de J.T. Davis, joueur dans les années 1950, avait porté plainte contre l'instance sportive. Dans un communiqué, la NCAA a exprimé son désaccord avec la décision du jury.
« Nous présentons nos sincères condoléances à la famille Davis, mais nous contestons respectueusement le verdict », a déclaré la NCAA. « Les éléments présentés reposaient sur les connaissances scientifiques actuelles, et non sur celles disponibles dans les années 1950, lorsque M. Davis évoluait au niveau universitaire. »
L'instance a réaffirmé son engagement en faveur de la sécurité des athlètes, tout en soulignant son rôle non médical. Elle finance notamment la plus grande étude indépendante sur l'histoire naturelle des commotions cérébrales dans le sport, notamment le football américain. La NCAA a également annoncé qu'elle défendrait activement sa position, y compris en envisageant un recours en appel.
Un verdict record et ses implications
Le jury a accordé 30 millions de dollars de dommages et intérêts compensatoires et 110 millions de dollars de dommages punitifs. Cependant, la loi texane limite les dommages punitifs à 750 000 dollars maximum, une mesure critiquée par certains observateurs.
« Pour des entités fortunées, une amende de 750 000 dollars ne représente ni une punition ni une dissuasion suffisante », a commenté un expert juridique. « Dans certains cas, cette somme équivaut simplement à un coût d'exploitation. »
Les dommages punitifs visent à sanctionner un comportement délibéré et à prévenir de futures violations. Leur plafonnement au Texas suscite des débats sur l'efficacité de ces mesures face à des institutions aux ressources financières colossales.