Un groupe de défense de l’intérêt public a déposé un recours contre l’administration Trump, l’accusant d’avoir détourné des fonds publics à des fins personnelles via le projet Freedom 250, sans l’aval du Congrès.
Mardi, l’association Public Employees for Environmental Responsibility (PEER) a saisi la justice en déposant un procès contre le Département de l’Intérieur (DOI) devant le tribunal fédéral du district de Columbia. Cette action fait suite à des demandes d’accès à l’information (FOIA) restées sans réponse depuis février, concernant l’utilisation des fonds publics alloués à Freedom 250, une entité chargée d’organiser des événements pour le 250e anniversaire des États-Unis, dont le Grand Prix autour du National Mall et la construction d’un arc de l’indépendance dédié à Donald Trump.
Le DOI n’a jamais répondu à ces demandes, ce qui a poussé PEER à saisir la justice. L’association dénonce un manque total de transparence et de contrôle sur ces fonds.
« Le 250e anniversaire des États-Unis devrait renforcer la confiance du public dans les institutions démocratiques, et non l’ébranler », a déclaré Tim Whitehouse, directeur exécutif de PEER, dans un communiqué. « Or, Freedom 250 fonctionne comme une cagnotte privée gérée à l’abri de tout regard. C’est l’exemple parfait de ce qui ne va pas dans la politique aujourd’hui. »
Selon PEER, l’administration Trump aurait détourné 100 millions de dollars de fonds publics alloués à America 250 sans l’approbation du Congrès. L’association accuse également Freedom 250 de mélanger fonds privés et publics sans supervision, de vendre des « accès au président Trump » pour jusqu’à 2,5 millions de dollars, et de solliciter des dons étrangers. Par ailleurs, PEER reproche au DOI d’avoir exercé des pressions sur ses employés pour qu’ils intègrent la marque Freedom 250 dans leurs signatures électroniques officielles, ce qui pourrait constituer une violation de la loi Hatch.
À ce jour, l’administration Trump n’a pas réagi à ces accusations.