WASHINGTON — Le ministère de la Justice des États-Unis a déposé une requête pour faire annuler un procès civil intenté contre Mar-a-Lago, la propriété de Donald Trump en Floride, après une fusillade survenue en 2022.
Selon les documents judiciaires, les plaignants accusent la salle de bal de Trump d’avoir failli à ses obligations de sécurité, entraînant des blessures lors de l’incident. L’affaire, portée devant un tribunal fédéral, met en lumière les responsabilités légales des propriétaires de lieux publics en matière de protection des visiteurs.
La fusillade, qui s’est produite lors d’un événement organisé à Mar-a-Lago, a fait plusieurs blessés. Les victimes alléguent que la sécurité était insuffisante, permettant à un individu armé d’entrer et de tirer. Les avocats des plaignants réclament des dommages et intérêts pour négligence.
Le ministère de la Justice, représentant l’État, argue que le procès devrait être abandonné au motif que les autorités fédérales n’ont pas compétence pour trancher cette affaire. Les responsables juridiques estiment que les questions de sécurité relèvent davantage des autorités locales ou de l’État de Floride.
Cette tentative de faire annuler le procès survient alors que Donald Trump, candidat à l’élection présidentielle de 2024, fait face à plusieurs poursuites judiciaires et enquêtes. La gestion de ses propriétés, dont Mar-a-Lago, est régulièrement scrutée par les médias et les autorités.
Les avocats des victimes ont réagi avec fermeté, affirmant que la requête du ministère de la Justice vise à protéger les intérêts de Trump plutôt qu’à rendre justice.
« Ce n’est pas une question de compétence, mais de responsabilité. Mar-a-Lago doit assumer les conséquences de ses défaillances en matière de sécurité », a déclaré l’un des représentants des plaignants.
L’affaire pourrait avoir des répercussions sur la manière dont les lieux publics gèrent leur sécurité, notamment dans un contexte où les fusillades sont de plus en plus fréquentes aux États-Unis. Les experts juridiques s’attendent à ce que la décision du tribunal fédéral influence les futures procédures similaires.