Une rencontre à haut risque à Prague

En juin dernier, un cadre autrichien en costume, représentant une entreprise de surveillance mondiale, a averti un client potentiel qu’il risquait la prison pour organiser la transaction qu’ils évoquaient. Mais la discussion ne s’est pas arrêtée là.

Cet homme, Guenther Rudolph, était assis dans un stand à l’ISS World de Prague, une foire commerciale secrète dédiée aux agences de police, de renseignement et aux entreprises de technologies de surveillance avancées. Rudolph a ensuite détaillé comment sa société, First Wap, pouvait fournir un logiciel sophistiqué de pistage téléphonique, capable de localiser n’importe quelle personne dans le monde.

Le client potentiel ? Une entreprise minière privée, détenue par un individu sous sanctions, qui comptait utiliser cet outil pour surveiller des militants écologistes. « Je pense que nous sommes les seuls à pouvoir livrer cela », a-t-il affirmé.

Une infiltration révélatrice

Rudolph ignorait une chose : il parlait à un journaliste infiltré de Lighthouse Reports, un média d’investigation néerlandais. Cette rencontre à Prague n’était que la partie émergée d’une enquête bien plus vaste.

Une archive de plus d’un million d’opérations de traçage

Tout a commencé avec la découverte d’une archive colossale par le journaliste Gabriel Geiger. Cette base de données contenait plus d’un million d’opérations de pistage en temps réel, visant des milliers de personnes à travers le monde. Ce qui en a émergé est l’un des portraits les plus complets à ce jour de l’industrie moderne de la surveillance.

Une collaboration internationale pour exposer la vérité

Cette semaine, 14 médias unissent leurs forces pour révéler les secrets d’un empire mondial de surveillance. Une enquête qui s’inscrit dans la continuité d’un reportage diffusé en octobre 2025.

Les révélations clés

  • Des outils de surveillance vendus à des régimes autoritaires : Les données montrent que ces technologies sont utilisées pour réprimer les opposants politiques et les militants.
  • Des entreprises privées impliquées : Des sociétés minières et autres acteurs économiques exploitent ces outils pour surveiller leurs détracteurs.
  • Un réseau mondial de complicité : Des intermédiaires facilitent la vente de ces technologies malgré les sanctions internationales.

Les réactions internationales

« Ces révélations montrent à quel point l’industrie de la surveillance est devenue un marché noir où tout se vend, même la liberté des citoyens. »
— Un expert en cybersécurité interrogé par l’équipe d’enquête.

Les prochaines étapes

Cette enquête marque le début d’une série de révélations sur l’utilisation abusive des technologies de surveillance. Les journalistes appellent à une régulation plus stricte et à une transparence accrue de la part des entreprises impliquées.