Une épidémie de rougeole ravage le Bangladesh
Le Bangladesh fait face à l’une des pires épidémies de rougeole de ces dernières années. Selon The Guardian, plus de 100 enfants sont décédés en raison de lacunes dans la couverture vaccinale, avec plus de 900 cas confirmés depuis mars 2025.
Deux tiers des enfants touchés ont plus de neuf mois, âge auquel les nourrissons deviennent éligibles pour la vaccination contre la rougeole. Malgré une campagne d’urgence lancée par l’ONU et le gouvernement bangladais, les dégâts sont déjà irréversibles pour de nombreuses familles.
Des coupes budgétaires dévastatrices
La pénurie de vaccins au Bangladesh trouve son origine dans les réductions massives des fonds alloués à l’USAID par le département DOGE. Ces coupes ont forcé le gouvernement intérimaire à fermer des programmes de santé essentiels, allant des dépistages de la tuberculose aux cliniques maternelles publiques.
Nurjahan Begum, conseillère en santé du gouvernement intérimaire, avait alerté à l’époque :
« Je suis particulièrement inquiète pour le programme de vaccination. Une interruption mettrait en péril les progrès accomplis en matière d’immunisation. »
L’USAID finançait auparavant l’accès aux vaccins pour 2,3 millions d’enfants au Bangladesh, couvrant non seulement la rougeole, mais aussi la diphtérie, la polio et le tétanos.
Un effondrement des aides américaines
En 2024, les États-Unis distribuaient 371 millions de dollars d’aide au Bangladesh, dont des dizaines de millions pour la santé publique. En 2025, ce montant est tombé à 288 millions, et pour 2026, il ne s’élèvera qu’à 24 millions. Pire encore, l’USAID récupérera 1,2 million de dollars déjà promis au pays.
Le Bangladesh n’est pas un cas isolé. Selon le Center for Strategic and International Studies, 85 % des distributions de l’USAID ont été supprimées, risquant de provoquer des centaines de milliers de morts évitables dans les pays les plus pauvres. Même si DOGE a disparu, ses conséquences se feront sentir pendant des années.