Les chiffres de ventes d’avril aux États-Unis confirment une année difficile pour Mazda. Le constructeur japonais a écoulé 31 128 véhicules, soit une baisse de 17,3 % par rapport à avril 2024. Sur les quatre premiers mois de l’année, les ventes reculent de 15,1 %, avec 125 601 unités vendues.

Cette contre-performance s’explique principalement par le déclin des SUV, pourtant au cœur de la stratégie du groupe. Le CX-90 chute de 39,2 %, le CX-70 de 42,6 %, tandis que le CX-30 et le CX-5 enregistrent des reculs respectifs de 35 % et 18,9 %. Seule exception notable : le CX-50, en hausse de 5,8 %, réalise même son meilleur mois d’avril pour les ventes hybrides.

La MX-5 Miata, seule lueur d’espoir

À l’inverse, les modèles sportifs et les berlines tirent leur épingle du jeu. La Mazda3 résiste avec une quasi-stabilité (-0,3 % sur un an), mais c’est surtout la MX-5 Miata qui s’impose comme la star du mois. Avec une hausse de 60 % en avril, elle écrase les records : +44,8 % pour la version cabriolet et +81 % pour la RF (retractable hardtop).

Malgré un volume de ventes modeste à l’échelle globale de Mazda, ce succès met en lumière une tendance forte : l’attrait persistant pour des voitures légères, à propulsion arrière et privilégiant l’expérience de conduite manuelle. Des caractéristiques qui séduisent une clientèle niche mais fidèle.

Un marché en mutation

Ces résultats illustrent une fracture au sein de la gamme Mazda. Les modèles grand public, comme les SUV, peinent à convaincre, tandis que les véhicules plus sportifs ou emblématiques, comme la Miata, connaissent un regain d’intérêt. Une dynamique similaire s’observe chez d’autres constructeurs, à l’image de Ford et de sa Mustang, dont les performances contrastent avec le reste de la gamme.

Pour Mazda, avril 2025 confirme une année sous tension. Entre le recul des modèles phares et l’explosion inattendue de la MX-5 Miata, le constructeur doit désormais ajuster sa stratégie pour concilier innovation et fidélisation de sa clientèle historique.

Source : CarScoops