Le constructeur automobile japonais Nissan poursuit sa stratégie de réduction des coûts en Europe, une région où il peine à retrouver une stabilité financière. Selon des informations rapportées par le Financial Times, l’entreprise prévoit de supprimer environ 10 % de ses effectifs sur le continent, soit près de 900 emplois menacés.
Parmi les mesures envisagées, un entrepôt de pièces détachées à Barcelone serait réduit, tandis que les opérations de distribution dans les pays nordiques feraient l’objet d’une restructuration. Les postes de cadres au Royaume-Uni pourraient également être concernés.
Au Royaume-Uni, l’usine de Sunderland, l’une des plus importantes du groupe, serait réduite à une seule ligne de production. Une décision logique, selon les analystes, puisque l’usine ne fonctionne actuellement qu’à 50 % de sa capacité.
La seconde ligne de production, désormais inutilisée, pourrait être reconvertie. Nissan a en effet confirmé explorer des partenariats avec des constructeurs tiers, notamment chinois, pour maximiser l’utilisation de ses sites. Des discussions seraient en cours avec des entreprises comme Chery, selon des sources proches du dossier.
« Ces mesures sont essentielles pour protéger l’avenir de Nissan en Europe, préserver les emplois à long terme et garantir notre compétitivité face à la concurrence », a déclaré un porte-parole du groupe.
Les chiffres de ventes au Royaume-Uni illustrent les difficultés rencontrées par Nissan : sur les quatre premiers mois de l’année, seulement 28 389 véhicules ont été écoulés, en baisse de 13,3 % par rapport à 2023. Le constructeur nippon est désormais talonné par ses rivaux chinois, BYD (26 396 unités) et Jaecoo (22 789 unités).