Le géant japonais Sony a annoncé une hausse de 8 % de ses revenus au premier trimestre 2026, s’élevant à 19,4 milliards de dollars (3 000 milliards de yens). Cette performance est principalement portée par les ventes de matériel et de jeux vidéo, malgré un trimestre difficile pour sa division cinéma.

Un trimestre contrasté pour Sony Pictures

Sony Pictures Entertainment (SPE) a enregistré une baisse de 22 % de son résultat d’exploitation en glissement annuel, tombant à 264 millions de dollars (41,5 milliards de yens). Si le film d’animation Goat a connu un succès modéré avec 192 millions de dollars de recettes mondiales, le film d’horreur 28 Years Later: The Bone Temple a peiné à atteindre 58,5 millions de dollars, soit moins de la moitié des recettes de son prédécesseur.

PlayStation et les jeux vidéo, moteurs de croissance

Contrairement à la division cinéma, le secteur des jeux vidéo, notamment PlayStation, a confirmé son rôle de pilier financier. Les ventes de matériel et de jeux comme Resident Evil: Requiem ont contribué à cette performance. Cependant, le résultat d’exploitation global de cette division a également reculé de manière significative.

Restructuration et licenciements chez Sony Pictures

Ces résultats interviennent un mois après l’annonce par SPE d’une restructuration majeure visant à recentrer l’entreprise autour de ses franchises les plus rentables. Parmi les priorités figurent les adaptations cinématographiques et télévisuelles des jeux PlayStation, ainsi que le développement de Crunchyroll, sa branche spécialisée dans l’anime, et de sa division jeux télévisés, incluant des émissions comme Jeopardy! et Wheel of Fortune.

Cette réorganisation s’accompagne de centaines de licenciements, reflétant une volonté de rationaliser les coûts et de maximiser les revenus sur les projets à fort potentiel.

Baisse des bénéfices malgré la croissance des revenus

Malgré la hausse des revenus, les bénéfices trimestriels de Sony ont chuté de plus de 55 %, passant à 595,2 millions de dollars (93 milliards de yens). Cette contre-performance s’explique en partie par les coûts liés à la restructuration et par des résultats inégaux dans ses différentes divisions.

Le secteur musical, en revanche, a enregistré une progression notable, compensant partiellement les difficultés rencontrées ailleurs.

Source : The Wrap