Les Steelers de Pittsburgh, comme l’an dernier, semblent attendre le quarterback Aaron Rodgers. Pourtant, cette fois, aucun signe tangible ne confirme une volonté de collaboration entre le joueur et la nouvelle direction technique de l’équipe. Gerry Dulac, journaliste au Pittsburgh Post-Gazette, évoque même une possible usure de la patience des dirigeants.
Cette incertitude s’inscrit dans un contexte contractuel complexe. Les Steelers ont appliqué un tender d’agent libre non restreint à Rodgers, une stratégie qui vise à sécuriser un choix de draft compensatoire si le joueur venait à signer ailleurs. Cette manœuvre bloque également toute stratégie d’attente passive de la part de Rodgers, qui ne peut plus se permettre de temporiser en espérant rejoindre une équipe favorite en cours de saison.
La date du 17 novembre 2026 marque une échéance cruciale : à partir du 22 juillet, les Steelers obtiendront les droits exclusifs de négociation avec Rodgers, limitant ses options.
Plusieurs scénarios possibles
- Le désamour mutuel : Les Steelers pourraient ne plus vouloir de Rodgers, tandis que ce dernier attendrait un signal clair de leur part pour rompre définitivement.
- Un désaccord contractuel : L’an dernier, Rodgers avait accepté un salaire de 13,65 millions de dollars pour faciliter les négociations. Cette année, ses exigences pourraient être bien plus élevées. À titre de comparaison, Malik Willis, quarterback des Dolphins avec seulement six titularisations en carrière, a signé pour 25 millions par an.
- Un blocage stratégique : Le tender de plus de 15 millions de dollars proposé par Pittsburgh pourrait ne pas suffire. Si Rodgers réclame davantage, les deux parties pourraient se retrouver dans une impasse.
Dulac souligne que, malgré ces incertitudes, les Steelers continueront d’attendre Rodgers. Mais la question persiste : « Que sommes-nous en train d’attendre exactement ? »