Le président américain Donald Trump a annoncé vouloir suspendre la taxe fédérale sur l'essence. Dans un entretien téléphonique accordé à CBS News ce lundi, il a qualifié cette initiative de « très bonne idée ». « Nous allons supprimer la taxe sur l'essence pour une période déterminée, et lorsque les prix baisseront, elle sera rétablie progressivement », a-t-il déclaré.

Cette proposition intervient alors que les prix du carburant restent élevés en raison du conflit en Iran. Depuis le début de la guerre le 28 février, le coût moyen du gallon d'essence aux États-Unis a augmenté de 50 %, atteignant 4,52 dollars le gallon. Tant que le transit vers le détroit d'Ormuz sera bloqué, ces prix ne devraient pas baisser.

Une suspension de la taxe fédérale sur l'essence représenterait une économie de 18,4 cents par gallon pour les automobilistes et de 24,4 cents par gallon pour le diesel. Cependant, une telle mesure nécessite l'approbation du Congrès.

Des élus républicains ont déjà pris les devants. Le sénateur Josh Hawley et la représentante Anna Paulina Luna ont annoncé leur intention de déposer des projets de loi au Sénat et à la Chambre des représentants respectivement. Si ces textes sont adoptés, la suspension de la taxe coûterait au gouvernement fédéral environ 500 millions de dollars par semaine, une somme actuellement destinée à l'entretien des routes et aux infrastructures de transport.

Parallèlement, les négociations de paix avec l'Iran semblent au point mort. Donald Trump a qualifié la trêve actuelle de « sous respirateur artificiel », après avoir rejeté la dernière proposition iranienne qualifiée d'« INADMISSABLE » la veille. Si le cessez-le-feu prend fin et que les États-Unis reprennent leurs frappes contre l'Iran, les prix du pétrole pourraient s'envoler, annulant ainsi les effets temporaires de la suspension de la taxe.

Cette initiative intervient alors que les sondages de popularité de Donald Trump sont historiquement bas. Certains observateurs s'interrogent sur l'efficacité d'une mesure temporaire pour apaiser la colère des Américains face à la hausse des prix.