Pour la première fois, Ashley Foy, ancienne patineuse artistique du Connecticut reconvertie en entraîneuse, brise le silence sur les agressions sexuelles qu’elle affirme avoir subies de la part de Nikolaj Sørensen, danseur sur glace canadien. Son témoignage a joué un rôle clé dans l’exclusion définitive de Sørensen de la discipline, une sanction historique dans le monde du patinage.
Selon un communiqué relayé par la journaliste Christine Brennan (USA Today) et une interview accordée au média Broken Ice, Foy décrit des épisodes sombres qui ont marqué le patinage artistique ces dernières années. Son récit s’inscrit dans une série d’accusations graves ayant visé d’autres athlètes, dont John Coughlin, champion national américain en couples, décédé par suicide en 2019 après la révélation d’enquêtes pour agressions sexuelles. Namiotka, une autre patineuse ayant porté plainte contre Coughlin, est décédée en 2022 des suites de sa dépendance.
Parmi les autres victimes connues figure Ashley Wagner, médaillée olympique, qui a également accusé Coughlin d’agressions sexuelles. Ces révélations ont mis en lumière un système toxique au sein du patinage, où des athlètes ont subi des violences pendant des années, souvent étouffées par l’omerta du milieu.
L’affaire Sørensen-Foy prend un tour particulier : après son exclusion, son ancienne partenaire, désormais en couple avec le danseur, a formé un nouveau duo avec un autre patineur. Ensemble, ils ont remporté la médaille d’or aux Jeux Olympiques, un succès qui contraste avec le scandale entourant Sørensen. Ce cas illustre les conséquences dévastatrices des agressions dans le sport de haut niveau, mais aussi la résilience des victimes qui osent enfin parler.