WASHINGTON — Une troisième tentative d’assassinat contre l’ancien président Donald Trump a été déjouée lors du dîner des correspondants de la Maison-Blanche, samedi 26 avril 2026. Aucun blessé grave n’est à déplorer, si ce n’est un agent du Secret Service touché par balle, mais protégé par son gilet pare-balles.
Les autorités ont inculpé le suspect, dont l’identité et les motivations restent à préciser. Dans l’immédiat, l’administration Trump en profite pour relancer deux dossiers sensibles : la sanction contre le présentateur Jimmy Kimmel et la construction controversée d’une salle de bal dans l’aile Est de la Maison-Blanche.
Jimmy Kimmel dans le collimateur de la Maison-Blanche
Quelques jours avant l’incident, Jimmy Kimmel, animateur vedette d’ABC, avait fait une blague sur Melania Trump, la décrivant comme ayant « un éclat comparable à celui d’une veuve en deuil ». Une remarque jugée « haineuse et violente » par l’intéressée et son mari, qui ont exigé son licenciement.
Cette stratégie n’est pas nouvelle. En 2025, la FCC, dirigée par un proche de Trump, avait menacé de retirer la licence d’ABC, poussant Kimmel à une brève interruption de son émission. Malgré cet échec, l’administration tente à nouveau sa chance, sans lien apparent avec l’attentat.
La salle de bal, un projet prioritaire malgré les blocages
Le projet de salle de bal, prévu pour remplacer l’ancienne aile Est de la Maison-Blanche, est au cœur d’un conflit juridique. Les travaux en surface sont actuellement bloqués par une décision de justice, mais l’administration Trump cherche à contourner cet obstacle en invoquant des raisons de sécurité nationale.
« Ce procès retarde la construction d’une infrastructure sécurisée indispensable au président pour exercer ses fonctions », a déclaré l’attorney général par intérim, Todd Blanche, dimanche 27 avril.
À noter : le dîner des correspondants n’est pas un événement officiel et ne se tiendrait pas dans cette future salle de bal, même achevée.
Une stratégie politique controversée
Face à une tentative d’assassinat évitée de justesse, l’administration Trump privilégie une approche opportuniste, mêlant provocations et instrumentalisation politique. Cette réaction soulève des questions sur ses priorités en matière de sécurité et de gestion des crises.
En attendant, le mot du jour nous vient du Wall Street Journal : thigmotactique, un terme scientifique désignant les espèces sociales aimant se blottir. Une définition qui correspond parfaitement à Chonkers, un lion de mer star de Pier 39 à San Francisco, habitué à se lover contre les visiteurs.